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AC Milan : Ibrahimovic et la malédiction de la Ligue des champions

AC Milan: Ibrahimovic et la malédiction de la Ligue des champions
Dernière mise à jour le 08/03/2011 à 20:55

Zlatan Ibrahimovic, autoproclamé « numéro un », n’a jamais vraiment brillé en Ligue des champions, et espère faire taire ses détracteurs mercredi à Tottenham en 8e de finale retour, où l’AC Milan compte sur lui pour renverser une situation compromise après la défaite 0-1 à l’aller.

Il déteste qu’on dise ça. Chaque question sur le sujet crispe les lèvres d’+Ibra+, mais il y répond. Il ne peut pas envoyer sur les roses tous ceux qui lui posent la question de savoir pourquoi il marque peu en C1, lui couvert de titres nationaux: il y en a au moins une par conférence de presse.

La réponse souvent donnée (en substance: « C’est vrai, mais vous allez voir au prochain match ») ne satisfait plus. Alors Ibra creuse le sujet.

« La Champions League est plus difficile parce que le niveau est plus élevé, dit-il dans la Gazzetta dello sport. Il y a beaucoup de tactique et le but est de bloquer le meilleur joueur adverse (sous entendu: lui, ndlr). »

« Mais moi, l’an dernier, j’ai marqué en 8e et en quarts de finale » avec Barcelone, ajoute-t-il. Il ne l’a pas fait en demies et a été éliminé par son ancien club, l’Inter.

Chiffres à l’appui, son rendement est bien moindre en Ligue des champions qu’en championnat. Sa moyenne est d’à peine plus d’un but tous les quatre matches en C1 (13 buts en 48 rencontres), quand il marque plus d’une fois sur deux en Liga ou Serie A (110 buts en 213 matches).

Il en a pourtant marqué quatre cette saison en C1, mais trois contre Auxerre, dernier du groupe, et un à l’Ajax Amsterdam.

Le palmarès est aussi éloquent sur cet espèce de syndrome du Suédois vis-à-vis de l’épreuve reine. Il n’a disputé qu’une demi-finale de C1, alors qu’il a été champion avec l’Ajax (deux fois), l’Inter (trois fois), le FC Barcelone (une fois), et qu’il est en tête de la Serie A cette saison avec l’AC Milan.

Il avait même terminé premier deux fois avec la Juventus avant qu’elle ne soit dépossédée de ses titres par le procès du +Calciopoli+. Mais faute d’une victoire finale en C1, le cliché du joueur fort contre les petits mais pas contre les gros lui colle à la peau.

Ibra est capable de marquer des buts géniaux contre des équipes modestes comme Lecce (un lob de 25 m) ou d’adresser une merveilleuse passe décisive entre les jambes (pour Pato) contre le Genoa, mais il a été étouffé par la défense du Real Madrid en poules et par l’expérimenté William Gallas à l’aller.

A l’aller, on l’a beaucoup vu râler contre Pato, abreuvant sa réputation de mauvais caractère.

« Mais je m’énerve contre tout le monde! se justifie-t-il. Mais surtout contre ceux dont je pense qu’ils peuvent donner plus (Pato, ndlr). Et moi, vous croyez que personne ne me rembarre? A la Juve, à l’Inter, à Barcelone il y a toujours eu quelqu’un pour me dire quand je ne suis pas bon. Nous ne sommes pas à la maternelle, il faut des résultats. (Clarence) Seedorf le fait, (Gennaro) Gattuso est plus agressif, mais je ne le prends pas mal. »

A 29 ans, Ibrahimovic doit se dépêcher pour signer un match référence en C1, lui le fier, le bravache, pour justifier ce statut de numéro un qu’il se donne: « Si tu penses être le numéro deux, c’est la fin ».

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