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L’économie française a besoin de 10 millions d’immigrés d’ici à 2040 (étude)

Dernière mise à jour le 15/03/2011 à 10:20

L’économie française a besoin de 10 millions d’immigrés d’ici à 2040, selon une étude révélée mardi par le journal économique français La Tribune.

Réalisée par les économistes Karine Berger et Valérie Rabault, cette étude fait de l’immigration « la planche de salut » de la France.

« Selon nos calculs basés sur des projections de l’Insee (institut national français de la statistique et des études économiques), 26% des Français auront plus de 65 ans en 2040 si on ne modifie pas notre politique d’immigration », prévient Karine Berger.

L’économiste estime qu’avec un peu plus de deux enfants par femme, la France est certes la championne d’Europe de la fécondité, mais « cette performance » permet seulement de « retarder le vieillissement de la population ».

Officiellement, 100.000 personnes arrivent chaque année en France, « beaucoup plus si on prend en compte les clandestins », estime, de son côté, Valérie Rabault.

« L’idée est d’envisager plutôt un flux de 300.000 immigrés par an, soit 10 millions de personnes d’ici 2040 qui, selon nous, sont indispensables pour régénérer la population, permettre à notre économie de conserver sa capacité d’innovation et pérenniser notre système de protection sociale », explique-t-elle.

Dans les années 1960-1970-1980, la France pouvait « se targuer », selon ces économistes, d’accueillir les cerveaux du monde entier et les populations en souffrance. Cependant, depuis les années 1990, les premiers préfèrent partir aux Etats-Unis, et les secondes tentent désespérément d’arriver en Grande-Bretagne où, estiment-elles, elles auront une véritable chance de prendre un nouveau départ, relève l’étude.

Face aux craintes de flux d’immigrés, l’étude estime qu’un des moyens les plus efficaces pour intégrer ces immigrés est de « mettre à bas la ghettoïsation ».

Selon une étude réalisée par des chercheurs américains, le coût de la ghettoïsation représente 3,8% du PIB des Etats-Unis, indique Karine Berger.

« Rapporté au PIB français, toutes choses égales par ailleurs, on frôle les 80 milliards d’euros. On pourrait faire beaucoup de choses pour stopper ce phénomène », conclut-elle.

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