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Les défilés du 1er mai marqués par des slogans contre le terrorisme

Les défilés du 1er mai marqués par des slogans contre le terrorisme
Dernière mise à jour le 01/05/2011 à 19:26

Des manifestations dimanche dans plusieurs villes du royaume ont condamné le « terrorisme », et le pouvoir a été sommé de ne pas utiliser un attentat meurtrier à Marrakech pour revenir sur ses promesses de réformes.

Des défilés ont marqué le 1er mai à Casablanca, Rabat et Marrakech où l’explosion d’une bombe le 28 avril dans un café de la place Jemaa El Fna a tué 16 personnes.

« Non au terrorisme! », ont scandé à Casablanca quelque 2.000 jeunes du Mouvement du 20 février –qui exige des réformes politiques–, qui s’étaient joints à une manifestation de 5.000 personnes marquant la Fête du travail.

Les protestataires ont réclamé « Un roi qui règne mais ne gouverne pas » et exigé la fin du « cumul de la fortune et du pouvoir ».

A Rabat, environ 3.000 personnes ont défilé, dont quelque 300 membres du Mouvement du 20 février. « Le terroriste craint une constitution démocratique », scandaient des membres du Mouvement, qui ont reçu le soutien des militants de l’un des principaux syndicats du Maroc, l’Union marocaine du travail (UMT).

« La classe ouvrière condamne les actes terroristes de Marrakech », indiquait une banderole de l’Organisation démocratique du travail, à côté des traditionnelles revendications sociales.

A Marrakech, plusieurs centaines de personnes ont manifesté, dont des membres du Mouvement, jusqu’à la place Jamâa El-Fna visée par l’attentat du 28 avril.

A l’occasion de ces manifestations, des militants ont appelé à la vigilance contre une remise en cause des promesses de réformes après cette attaque, la plus meurtrière au Maroc depuis les attentats islamistes de Casablanca en 2003.

L’attentat de Marrakech, contre le café Argana, fait craindre un retour en arrière et le renforcement de la politique sécuritaire. « La menace terroriste ne peut pas, ni ne peut plus, servir d’alibi pour renvoyer les réformes aux calendes grecques », a mis en garde Karim Boukhari dans l’éditorial de l’hebdomadaire Tel Quel.

Trois jours après l’attentat, l’enquête se poursuit et toutes les pistes sont examinées, a assuré dimanche à l’AFP un responsable sécuritaire.

Cet attentat n’a pas été revendiqué, mais les autorités ont évoqué dès vendredi un procédé qui fait penser aux émules d’Al-Qaïda.

Il n’y a pas eu d’arrestation et des barrages sont toujours dressés à l’entrée des grandes villes pour assurer la sécurité, a précisé cette source.

Parmi les pistes, le portrait-robot d’un suspect établi grâce aux déclarations de deux touristes néerlandais. Il s’agirait d’un jeune, bien rasé et aux cheveux longs qui a été vu au café Argana, quelques minutes avant l’explosion.

Samedi, Mohammed VI s’est rendu au chevet des blessés à Marrakech. Il est également allé constater les dégâts dans le café, soufflé par l’explosion d’une bombe commandée à distance.

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