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Amnesty : les forces de l’ordre violent toujours les droits de l’Homme en Afrique

Amnesty: les forces de l’ordre violent toujours les droits de l’Homme en Afrique
Dernière mise à jour le 13/05/2011 à 7:03

Les forces de l’ordre continuent de violer les droits de l’Homme dans de nombreux pays en Afrique, torturant et exécutant des suspects sans jugement, a déploré Amnesty International dans son rapport annuel publié vendredi.

L’usage excessif de la force et de mauvais traitements aboutit régulièrement à des homicides illégaux dans des pays tels que l’Afrique du Sud, le Nigeria, le Mozambique ou l’Ouganda, relève l’organisation.

Au Nigeria, la situation dans le delta du Niger s’est détériorée en 2010, avec de nombreux enlèvements de travailleurs du pétrole et de leurs proches, ainsi que des attaques d’installations pétrolières par des groupes armés.

« La réaction des forces de l’ordre nigérianes a souvent conduit à des violations des droits de l’Homme, y compris des exécutions sans jugement et des tortures », écrit Amnesty International. L’organisation note par ailleurs qu’exécutions illégales, arrestations arbitraires, disparitions et tortures sont restées la norme dans d’autres parties du Nigeria.

En Afrique du Sud, de nombreux cas de torture et de mauvais traitements par la police ont été signalés: coups, chocs électriques, asphyxie, menaces de mort… Le mois dernier, les images du passage à tabac d’un manifestant désarmé par des policiers ont été diffusées à la télévision nationale. L’homme âgé de 33 ans est décédé après avoir été blessé à deux reprises avec des balles en caoutchouc tirées à courte portée.

Au Mozambique, la police a utilisé des balles réelles contre les manifestants qui protestaient contre la cherté de la vie, et a tué au moins 14 personnes.

Les forces de sécurité guinéennes ont également tiré à balles réelles sur des manifestants pacifiques.

En dépit d’une tendance vers l’abolition de la peine de mort en Afrique, la Guinée équatoriale, la Somalie et le Soudan ont exécuté des condamnés à mort, au terme souvent de procès inéquitables, selon le rapport d’Amnesty.

L’organisation de défense des droits de l’Homme s’inquiète aussi de ce que les campagnes électorales ont été violentes dans plusieurs pays, notant que « dans presque tous les cas, les violations des droits humains ont été commises en toute impunité ».

Les processus électoraux dans des pays comme le Soudan, l’Ethiopie, le Burundi, la Guinée et la Côte d’Ivoire ont été marqués par des entraves à la liberté d’expression, le harcèlement de militants et des arrestations illégales, constate Amnesty International.

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