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ONU : la sous représentation de l’Afrique, une « injustice historique » à réparer

ONU: la sous représentation de l’Afrique, une « injustice historique » à réparer
Dernière mise à jour le 17/05/2011 à 15:34

La sous représentation de l’Afrique dans le système de gouvernance des Nations unies constitue une « injustice historique » qu’il faut réparer, a souligné mardi le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

« Pour réformer la gouvernance politique du monde, il faut réparer une injustice historique, celle de l’Afrique qui n’a pas de siège permanent à l’ONU et qui est sous-représentée dans le système de gouvernance des Nations unies », a affirmé Frattini lors d’une « country présentation » à Rome dédiée au Ghana.

Le ministre a fait remarquer notamment que « sans la contribution des pays africains, il serait impensable d’affronter des défis comme la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et des êtres humains ainsi que les défis liés aux changements climatiques et ceux énergétiques ».

Le chef de la diplomatie italienne a rappelé, à ce propos, la « centralité » du continent africain dans la politique extérieure de son pays.

A l’occasion d’une conférence internationale sur la réforme de l’ONU tenue lundi dans la capitale italienne, Frattini avait déjà défendu l’idée d’une plus grande représentativité des « continents défavorisés » dont l’Afrique.

Le ministre italien s’était prononcé, à ce propos, pour une Organisation des Nations unies « plus efficace et plus à même d’agir rapidement » et, surtout, « au caractère démocratique » plus affirmé.

« Nous visons, avant tout, les continents défavorisés comme l’Afrique » qui est « sous-représentée », avait expliqué le chef de la diplomatie italienne.

Le porte-parole du ministère italien des Affaires étrangères, Maurizio Massari, avait également, dans une déclaration à « Euronews », soutenu la même idée en plaidant pour un élargissement du Conseil de sécurité « à travers des sièges non permanents, qui le rendrait plus représentatif et plus efficient ».

Massari avait souligné à ce sujet que la proposition italienne « Uniting for consensus » tend justement vers l’élargissement du Conseil « dans un sens juste et démocratique dans lequel tous puissent d’une manière ou d’une autre s’identifier ».

La conférence de Rome se fixait pour objectif de relancer le débat sur les différentes propositions de réforme du système des Nations unies dans le contexte du changement global auquel la communauté internationale est confrontée.

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