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30 ans de sida : l’Onusida demande plus de moyens financiers

30 ans de sida: l’Onusida demande plus de moyens financiers
Dernière mise à jour le 03/06/2011 à 7:41

Il faut investir davantage d’argent dans La lutte contre le sida non seulement pour maintenir les progrès durement acquis mais aussi pour sauver des millions de vie supplémentaires, selon l’Onusida qui publie vendredi un rapport à l’occasion du 30e anniversaire de la maladie.

On recensait 34 millions de personnes dans le monde vivant avec le virus du sida (VIH) fin 2010, note l’Onusida.

« Le nombre de personnes qui s’infectent et meurent diminue, mais les ressources internationales nécessaires pour soutenir ce progrès ont décliné pour la première fois en dix ans, en dépit des besoins immenses non satisfaits », met en garde le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.

Il reste un long chemin à faire pour prévenir les nouvelles infections par le virus du sida (VIH), mettre fin aux discriminations et augmenter l’accès au traitement et aux soins, écrit-il dans la préface du rapport.

Le document, intitulé « Déjà 30 ans de SIDA : les nations à la croisée des chemins », paraît alors que le 5 juin 1981 marque la date anniversaire de l’identification de la maladie.

Ce jour-là, le Centre de contrôle des maladies d’Atlanta fait état, chez cinq jeunes homosexuels de Californie, auparavant en bonne santé, d’une pneumonie rare qui ne frappait jusqu’alors que des sujets fortement immunodéprimés.

La maladie, qui prendra le nom de syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA), a depuis tué quelque 30 millions personnes dans le monde.

Le rapport dresse un tableau des hauts et des bas de la lutte anti-sida, en soulignant la spectaculaire augmentation de l’accès aux traitements dans les pays pauvres, grâce à la solidarité internationale.

6,6 millions de personnes étaient ainsi traitées fin 2010 dans les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires, soit 22 fois plus qu’en 2001. Mais l’objectif d' »accès universel » fixé pour 2010 est loin d’avoir été atteint. A cette date, neuf millions de séropositifs étaient encore en attente de traitement.

Entre 2001 et 2009, les investissements pour riposter au VIH ont presque décuplé dans les pays à faibles revenus et à revenus intermédiaires, en passant de 1,6 milliards de dollars US à 15,9 milliards.

Mais, dans la foulée de la crise financière, en 2010 les ressources internationales dédiées au SIDA ont chuté.

Pourtant, selon l’Onusida et ses partenaires, « des investissements annuels plus focalisés d’au moins 22 milliards de dollars US sont nécessaires d’ici 2015″, soit 6 milliards de dollars de plus qu’aujourd’hui.

Cet investissement permettrait de prévenir 12 millions de contaminations de supplémentaires et d’éviter 7,4 millions de décès d’ici 2020, estime l’Onusida.

L’évolution des traitements est également un facteur de coût, rappelle le rapport. Plus de 95% des patients traités le sont avec des médicaments antirétroviraux (ARV) de première génération. Mais comme l’efficacité de ces traitements diminuent au fil du temps, un nombre plus élevé de patients exigera des médicaments de deuxième et de troisième ligne, plus récents et plus coûteux.

Le rapport pointe également les progrès à faire, par exemple, pour traiter les enfants dont seulement 420.000 à 460.000 étaient soignés fin 2010. En 2009, moins d’un tiers des enfants atteints par le virus bénéficiaient d’un traitement.

Autre défi, « l »accès universel » – prévention, diagnostic et traitement efficaces – pour la tuberculose liée au VIH qui permettrait d’empêcher jusqu’à un million de décès de tuberculose parmi les séropositifs entre maintenant et 2015. Un objectif bien loin d’être atteint, constate l’Onusida.

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