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L’ONU en sommet pour faire avancer la lutte contre le sida

L’ONU en sommet pour faire avancer la lutte contre le sida
Dernière mise à jour le 08/06/2011 à 11:07

Les Nations unies organisent à partir de mercredi un sommet qui doit formuler les engagements de la communauté internationale contre le sida, une épidémie qui contamine encore 7.000 personnes par jour malgré les progrès enregistrés dans les pays pauvres.

Alors que le monde marque le 30e anniversaire du fléau, le sommet de trois jours rassemble à New York une trentaine de chefs d’Etats, de chefs de gouvernement ou de vice-présidents, principalement d’Afrique, ainsi que des ministres des Affaires étrangères.

Sont attendus notamment les présidents du Gabon, du Nigeria, de même que ceux de Bosnie-Herzégovine, de Guinée, du Honduras, du Niger et du Rwanda.

Le sommet est censé examiner les progrès accomplis et définir les orientations futures, souligne l’ONU, pour qui « les gains sont réels mais fragiles et n’ont pas atteint tous ceux qui sont dans le besoin ».

« C’est une réunion sur le sida comme il y en a une tous les dix ans », a souligné un diplomate occidental. Le sommet adoptera une déclaration politique qui réaffirmera les engagements de la communauté internationale.

Dans le monde quelque 10 millions de personnes sont en attente de traitement VIH. « Pour chaque personne qui commence le traitement, deux personnes sont contaminées », ajoute l’ONU.

Les participants au sommet « doivent se mettre d’accord aujourd’hui pour placer neuf millions de personnes sous traitement dans les quatre prochaines années », a souligné lundi l’association Médecins sans frontières (MSF).

L’accélération des progrès exigera « une solidarité mondiale et des partenariats – surtout en ces temps d’austérité budgétaire », relève l’ONU dans une présentation du sommet.

Un nombre record de personnes sont désormais soignées, mais 34 millions de personnes dans le monde vivaient avec le virus du sida (VIH) fin 2010.

« Le nombre de personnes qui s’infectent et meurent diminue, mais les ressources internationales nécessaires pour soutenir ce progrès ont décliné pour la première fois en dix ans », a mis en garde le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

Dans un rapport intitulé « Le sida 30 ans après », l’Onusida précise qu’environ 6,6 millions de personnes bénéficient d’un traitement antirétroviral dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, près de 22 fois plus qu’en 2001.

« Le traitement antirétroviral recèle plus que jamais le potentiel de changer la donne », souligne le directeur exécutif de l’Onusida, Michel Sidibé, dans un communiqué.

L’Onusida estime à près de 30 millions le nombre de personnes décédées de causes liées à la maladie depuis l’annonce du premier cas le 5 juin 1981.

Selon l’étude, 1,4 million de personnes, nombre le plus élevé jamais enregistré sur une année, ont été mises sous antirétroviraux en 2010.

Selon le rapport, le taux de nouvelles contaminations a diminué de près de 25% au niveau mondial entre 2001 et 2009. Il a été réduit de plus de 50% en Inde et de plus de 35% en Afrique du Sud, ces deux pays abritant le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH de leur continent.

Selon l’Onusida, les investissements engagés dans la riposte au VIH dans les pays pauvres ont été multipliés par presque 10 entre 2001 et 2009, passant de 1,6 milliard à 15,9 milliards de dollars.

Cependant, les ressources internationales consacrées à la lutte contre le VIH ont diminué en 2010.

Or « si nous n’engageons pas des fonds aujourd’hui, les montants qui devront être investis à l’avenir seront plusieurs fois plus élevés », a prévenu Michel Sidibé.

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