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Botswana : l’opposition forme une coalition pour défier le parti au pouvoir

Botswana: l’opposition forme une coalition pour défier le parti au pouvoir
Dernière mise à jour le 05/07/2011 à 14:20

Trois partis de l’opposition botswanaise ont décidé de former une coalition pour défier le Parti démocratique du Botswana (BDP), au pouvoir depuis quarante-cinq ans, aux élections législatives de 2014, a indiqué le président de l’un d’entre eux mardi.

« Nous sommes dans le processus visant à trouver un nom au parti commun, qui comprend aussi un accord sur un symbole et les couleurs, et la mise au point d’un modèle pour le choix d’un leader », a déclaré le président du Parti du Congrès du Botswana Dumelang Saleshando.

Les deux autres partis associés sont le Front national du Botswana et le Mouvement pour la démocratie au Botswana, issu d’une dissidence au sein du BDP.

Les partis d’opposition n’avaient jusqu’à présent jamais réussi à s’associer, ce qui selon M. Saleshando a conduit à un éparpillement des voix au profit du BDP.

« En 2014, le BDP sera un parti du passé car il n’y aura plus d’émiettement des votes entre les partis d’opposition. Nous allons mettre nos ressources en commun pour être sûrs de de former le prochain gouvernement. »

Le BDP du président Ian Khama a emporté 45 des 57 sièges du Parlement botswanais lors des dernières élections en 2009 –avec plus de 53% des voix à l’échelle du pays.

Il dirige le Botswana depuis l’indépendance en 1966. Sous sa conduite, le pays d’Afrique australe, riche en diamants, a pu être vanté comme l’une des rares réussites en Afrique: une démocratie pacifique, une économie stable et l’un des taux de croissance les plus élevés du continent.

L’économie a cependant été durement secouée par la crise mondiale qui a affecté les prix des matières premières et réduit la demande en diamants.

Et une grève de huit semaines des fonctionnaires a terni cette image. Alors qu’écoles et hôpitaux étaient fermés, le gouvernement a utilisé tous les moyens pour briser le mouvement, y compris le limogeage de centaines d’employés.

La grève, qui a été suspendue le 11 juin, était le premier mouvement du genre depuis que le Botswana a légalisé les négociations collectives l’an dernier. Elle a donné à l’opposition l’occasion d’élever la voix, le Front national du Botswana et le Mouvement pour la démocratie au Botswana soutenant les syndicats.

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