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Rumeurs à Monaco : le gouvernement s’insurge, le couple va poursuivre L’Express

Rumeurs à Monaco: le gouvernement s’insurge, le couple va poursuivre L’Express
Dernière mise à jour le 22/07/2011 à 16:13

Le chef du gouvernement monégasque, Michel Roger, s’est insurgé vendredi contre les « rumeurs », « toutes fausses », visant Albert II et Charlène de Monaco, et a confirmé que le couple entendait poursuivre le magazine L’Express.

« C’est très affligeant », a-t-il dit à l’AFP et à des médias locaux lors d’un point-presse, réagissant aux rumeurs persistantes qui ébranlent le Rocher depuis plusieurs semaines.

Celles-ci ont déjà été formellement démenties par le Palais et l’avocat du couple princier, puis par Albert II lui-même, tout en étant accréditées par des sources proches de l’organisation du mariage.

« Elles sont toutes fausses… celles que je connais en tout cas », a martelé Michel Roger.

Et de citer notamment celle qui veut que Charlène Wittstock ait tenté de fuir quelques jours avant son mariage depuis l’aéroport de Nice pour regagner l’Afrique du Sud.

« Elle part en Grèce accompagnée de la délégation monégasque aux jeux Olympiques » spéciaux, une compétition réservée aux handicapés mentaux qui a débuté à Athènes le 25 juin, a expliqué le ministre d’Etat. « Elle part seule (sans Albert, NDLR), alors effectivement on l’a vue seule ce week-end à l’aéroport de Nice. (…) Si on avait publié la photo de Charlène défilant avec la délégation tout de suite, on avait peut-être des chances d’arrêter la rumeur », a estimé Michel Roger.

Quant à l’autre rumeur persistante sur un supposé troisième enfant naturel que le prince Albert aurait eu alors qu’il était déjà fiancé à Charlène, « on a la preuve que c’est faux », a-t-il dit.

« Mais la condamnation de L’Express va (y) mettre fin », a ajouté le ministre d’Etat, confirmant que « le prince et la princesse assignent » sur le fond le magazine parce que c’est son site internet « qui a crédibilisé ces rumeurs infondées en les publiant » le 28 juin.

Michel Roger s’est également élevé contre les propos tenus, lors de l’émission de France 5 « C dans l’air » consacrée mercredi à Monaco, par le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire, Christophe Barbier, qui a prôné l' »annexion » de la Principauté par la France au nom de la « modernité » et de « l’intérêt de la France ».

« Je condamne ces propos, je les regrette profondément compte tenu de l’émotion suscitée au sein de la population monégasque », a déclaré M. Roger. « Monaco est un Etat souverain » et « le dernier traité avec la France, qui date de 2002, réaffirme la souveraineté de Monaco dans le cadre de la communauté de destin qui lie Monaco et la France », a souligné le haut fonctionnaire, lui-même français.

Dans un communiqué, le président du Conseil national (parlement), Jean-François Robillon, s’est voulu encore plus virulent face à des propos au « vocabulaire néocolonialiste » qu’il a qualifiés d' »irresponsables ». Il a appelé « tous (les) résidents (de la Principauté) » à manifester « fermement leur mécontentement » auprès de L’Express.

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