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Le sénat italien se prononce mercredi sur le plan d’austérité

Dernière mise à jour le 07/09/2011 à 10:01

Le Sénat italien devrait se prononcer mercredi sur le plan de rigueur de 45 millions d’euros après que le gouvernement de Silvio Berlusconi ait décidé de recourir au vote de confiance.

Le recours au vote de confiance, qui accélère l’adoption de ce texte destiné à rétablir les finances publiques en 2013 au lieu de 2014 et à réduire l’énorme dette italienne (120 pc du PIB), a été justifié par « la gravité du contexte international de crise financière ».

Le texte soumis à l’approbation des sénateurs a subi cependant plusieurs modifications décidées lors d’une réunion du chef du gouvernement avec les leaders de sa majorité.

Parmi les nouveautés figurent l’augmentation de la TVA d’un point à 21 pc au lieu de 20 pc et la réintroduction d’une taxe sur les riches, qui avait été abandonnée la semaine dernière sous la pression du même Berlusconi. Cette taxe ne sera toutefois que de 3 pc et ne concernera que les revenus dépassant les 300.000 euros par an, alors que l’ancienne version était de 5 pc sur les revenus compris entre 90.000 et 150.000 euros et de 10 pc sur les revenus excédant 150.000 euros.

L’âge de départ à la retraite des femmes dans le secteur privé, actuellement fixé à 60 ans, sera en outre aligné sur celui des hommes, qui est de 65 ans, à partir de 2014 et non de 2016.

Le gouvernement de centre droit a également annoncé l’adoption jeudi en conseil des ministres du projet d’inscription de la « règle d’or » de l’équilibre budgétaire dans la Constitution.

Le recours au vote de confiance a aussitôt été critiqué par les partis d’opposition.

Pour le leader du parti démocrate (PD-centre gauche), Pierluigi Bersani, cet énième recours au vote de confiance ouvrira la voie à un plan de rigueur  » inique et inefficace » et ne permettra  » aucun débat « .

Plus virulent encore, le chef de fil du parti Italie des Valeurs(IDV), Antonio De Pietro, a qualifié ce vote de confiance d' »acte de lâcheté » de la part d’un exécutif « qui n’a plus rien à dire ni rien à donner au pays ».

De son côté, la Commission européenne a fait savoir mardi soir qu’elle appuyait les nouvelles mesures de Rome et recommandait leur application rapide.

Les mesures confirment la détermination des autorités italiennes à atteindre les objectifs convenus pour le déficit et la réduction de la dette, tout en contribuant à s’attaquer aux faiblesses structurelles profondément enracinées de l’économie italienne », a indiqué la Commission dans un communiqué.

Le plan d’austérité qui devra ensuite être soumis à l’approbation de la Chambre des députés, s’ajoute à une première cure d’austérité de 48 milliards adoptée en juillet dernier.

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