Aufait Maroc

Britannique enlevée au Kenya : la police évoque la piste somalienne

Britannique enlevée au Kenya : la police évoque la piste somalienne
Dernière mise à jour le 13/09/2011 à 15:25

La police kényane craignait mardi que la Britannique kidnappée près de la très touristique île de Lamu n’ait été emmenée en Somalie voisine, alors que les recherches menées par voies de mer, terre et air n’ont jusqu’ici pas abouti.

« La situation reste la même qu’hier (lundi), nous continuons les recherches, nous ne savons pas encore où elle se trouve, » a admis le chef de la police régionale, Aggrey Adoli. « Nos équipes sont toujours sur place, nous recueillons toutes les informations sur le terrain, » a-t-il cependant assuré.

A Nairobi, le porte-parole adjoint de la police, Charles Owino, a indiqué qu’un homme était actuellement interrogé et qu’il « aidait l’enquête », sans avoir cependant été inculpé.

Des détectives de la police londonienne sont quand à eux arrivés sur l’île de Lamu mardi. Ils « travaillent avec des collègues kényans, » a indiqué un responsable de l’ambassade britannique au Kenya.

Un couple de quinquagénaires britanniques, David et Judith Tebbutt, a été attaqué dans la nuit de samedi à dimanche dans leur bungalow du Kiwayu safari village, situé à une quarantaine de kilomètres au sud de la frontière somalienne et à une cinquantaine de kilomètres au nord de l’île de Lamu.

Au moment de l’attaque, les Britanniques étaient les seuls occupants du site, composé de 18 bungalows aux toits de paille et souvent prisé pour son isolement. Le mari a été abattu alors qu’il résistait aux agresseurs, qui sont repartis vers une destination inconnue avec son épouse.

Mardi, la police estimait que celle-ci ne se trouvait sans doute déjà plus sur le territoire kényan.

Chefs de clan somaliens mobilisés

« Nous pensons fortement qu’elle a été enlevée par des forces étrangères et il est peu probable qu’elle soit au Kenya, » a affirmé une source policière sous couvert d’anonymat. Si elle y était encore, « nous aurions pu la retrouver depuis longtemps, » a-t-il estimé.

« Nous discutons avec le gouvernement somalien, » a encore ajouté cette source policière, expliquant que des chefs de clan somaliens allaient être mobilisés pour tenter de remonter une piste vers de possibles kidnappeurs de l’autre côté de la frontière.

Mardi, les hélicoptères continuaient de décoller pour tenter de retrouver la Britannique. Et sur l’île de Lamu, dont la ville éponyme est classée au patrimoine de l’Unesco, la population s’inquiétait des conséquences pour l’image de la région.

« C’est mauvais pour les hôtels, mais aussi pour la population, » a estimé Abdullah Sultan, président de l’association des guides touristiques de Shela, un village qui abrite des résidences secondaires de riches ressortissants étrangers. Selon lui, 90% de la population vit ici du tourisme.

« La sécurité à Shela et dans la ville de Lamu est très bonne, les propriétaires des hôtels font en sorte que les gens soient en sécurité, » a-t-il martelé. « Kiwayu est très loin de Lamu, » a-t-il encore souligné.

Le ministère kényan du Tourisme a de son côté assuré que la sécurité des visiteurs restait « une priorité ».

Lamu, sur la côte nord du Kenya, est l’une des destinations touristiques les plus prisées du pays, malgré sa proximité avec la Somalie.

La plus grande partie du sud somalien est contrôlé par les insurgés islamistes shebab, qui se revendiquent d’Al-Qaïda et ont promis la perte du fragile gouvernement de transition somalien soutenu par la communauté internationale.

A lire aussi...

Annonces immobilières

Louez, achetez et vendez grâce à la plus large offre immobilière au Maroc.

Retrouvez-nous sur Facebook

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque matin l'essentiel de l'actualité nationale et mondiale.

Recevez notre newsletter

 Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez chaque matin l’essentiel de l’actualité nationale et mondiale.

×