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Les marchés font du yo-yo au gré des rumeurs sur la crise en zone euro

Les marchés font du yo-yo au gré des rumeurs sur la crise en zone euro
Dernière mise à jour le 13/09/2011 à 13:19

Les marchés européens faisaient du yo-yo mardi, fluctuant au gré des rumeurs, les investisseurs spéculant tantôt sur l’achat d’obligations italiennes par la Chine, tantôt sur une initiative franco-allemande sur la Grèce, pourtant aussitôt démentie par l’Elysée.

Après deux journées de nette baisse, les places européennes ont connu un bref répit d’une heure à l’ouverture dans le sillage de Wall Street, l’annonce d’une possible intervention de la Chine sur le marché de la dette européenne semblant apaiser quelque peu les craintes des investisseurs.

Mais peu après, une rumeur contraire faisait basculer toutes les places européennes dans le rouge.

Sous l’effet d’une nouvelle rumeur à la mi-journée, celle d’une initiative franco-allemande sur la Grèce, toutes les places financières sont remontées en flèche, les valeurs bancaires, étrillées, se relevant spectaculairement.

Mais le démenti presque immédiat de l’Elysée, suivi par celui de la chancelière allemande, a refroidi les enthousiasmes, limitant la hausse.

Vers 13H05 GMT, les Bourses restaient nerveuses, mais néanmoins toutes en hausse. Paris gagnait 0,43%, Francfort 1,67%, Londres 0,90%, Madrid 1,95% et Milan 2,23%.

Après un début de séance difficile et une lourde chute la veille, Crédit Agricole bondissait de 5,90% à 5,11 euros et Société Générale de 6,10% à 16,52 euros.

De son côté BNP Paribas montait plus modestement (+1,61 à 26,53 euros). La banque a formellement démenti mardi les propos d’un cadre anonyme de la banque française rapportés par le Wall Street Journal, faisant état d’une incapacité de l’établissement à trouver des liquidités en dollars. La banque a assuré se financer « tout à fait normalement en dollars ».

Depuis plusieurs jours, l’Italie, troisième économie de la zone euro, qui ploie sous l’une des dettes publiques les plus lourdes de la zone, est dans la ligne de mire des marchés.

Rome a mis au point en août un nouveau plan de rigueur draconien de 54,2 milliards d’euros, qui doit permettre au pays de parvenir à l’équilibre budgétaire en 2013 et de réduire son énorme dette (120% du PIB).

« Je suis (à Bruxelles) pour rassurer les institutions européennes », a affirmé mardi le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi à l’issue d’une rencontre avec le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy.

Le plan d’austérité de l’Italie « sera présenté mercredi avec un vote de confiance à la Chambre des députés et sera approuvé sans changement », a promis M. Berlusconi, qui devait aussi s’entretenir avec le président de la commission européenne, José Manuel Barroso.

Mardi l’Italie a procédé mardi à une importante émission obligataire dont les taux se sont envolés à des niveaux records, signe de la défiance des marchés.

La Grèce a continué de hanter les Bourses mardi, à quelques jours d’une réunion des ministres des Finances européens qui lui est consacrée, à laquelle assistera le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner.

La chancelière allemande Angela Merkel a martelé mardi que « la priorité absolue » était « d’éviter un défaut de paiement incontrôlé » du pays.

Une téléconférence consacrée à la Grèce devait réunir mercredi Mme. Merkel, le Premier ministre grec Georges Papandréou et le président français Nicolas Sarkozy, a-t-on appris mardi de source gouvernementale grecque.

Lundi, les principales Bourses européennes avaient cédé entre 1,60 et 4%.

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