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Utilisation des réseaux sociaux par les journalistes : Une source d’information à risques

Utilisation des réseaux sociaux par les journalistes : Une source d’information à risques
Dernière mise à jour le 24/10/2011 à 15:31

A Ronda (Espagne), le recours aux réseaux sociaux a fait l’objet d’un débat lors du 29ème Congrès des journalistes du Détroit qui s’est tenu du 20 au 23 octobre. Les journalistes marocains et espagnols ont tenté de cerner cette problématique au moment où des études montrent que les hommes de la profession ont de plus en plus recours à ces réseaux sociaux.

Parmi ces études, on peut citer celle réalisée par l’Agence Oriella PR Network qui montre que parmi les 478 journalistes sondés dans quinze pays différents, 47% affirment avoir recours à Twitter comme source d’information. Un chiffre en augmentation par rapport à l’an passé, où ils n’étaient que 33%.

Facebook arrive en deuxième position avec 35% cette année, contre 25% en 2010.

Par ailleurs, les réseaux sociaux restent bien placés quand il s’agit pour ces mêmes journalistes de vérifier leurs informations. Ils sont 1/3 à le faire sur Twitter et 1/4 sur Facebook, mais toujours est-il qu’ils privilégient les agences dans leur recherche d’actualités, et ne sont que 4% à affirmer le faire sur les réseaux sociaux ou les blogs.

Les méthodes traditionnelles résistent

Les journalistes marocains et espagnols ne sont pas en reste car eux aussi reconnaissent avoir recours à ce nouveau moyen de communication et d’information même s’ils insistent le faire, pour ceux qui prennent au sérieux leur métier, en prenant les précautions d’usage. Quoi qu’il en soit, même si les médias sociaux s’imposent de plus en plus, ils n’arrivent pas encore à “détrôner” les méthodes les plus traditionnelles.

Ainsi, 99% des journalistes interrogés déclarent prendre leurs informations directement “à la source” de l’entreprise, 80% par l’intermédiaire d’un contact des relations publiques, et 77% en prenant connaissance de communiqués de presse. Un peu plus de la moitié trouvent leurs informations sur des blogs, et 44% sur les sites de micro-blogging comme Twitter.

À ses risques et périls

Si certains considèrent ces réseaux comme étant un outil parfois indispensable, d’autres, en revanche, estiment qu’ils peuvent induire en erreur les journalistes et partant, porter atteinte à leur crédibilité ou aux organes pour lesquels ils travaillent.

Selon eux, les mesures de précaution d’usage doivent être prises avant de recourir à ces moyens de communications. Il serait utile, à cet égard, de faire référence au journal américain The New York Times qui avait déjà édicté, à l’usage de ses journalistes, une charte interne pour l’utilisation des réseaux sociaux.

C’est également le cas de l’agence Reuters qui a rédigé un règlement à l’adresse de ses employés. “Nous voulons vous encourager à vous servir des réseaux sociaux dans votre métier de journaliste, mais nous voulons aussi être certains que vous connaissez les risques, notamment ceux qui menacent la réputation d’indépendance et d’intégrité de Reuters”, conclut ce règlement.

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