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USA : Herman Cain fait front, malgré les accusations de harcèlement sexuel

USA: Herman Cain fait front, malgré les accusations de harcèlement sexuel
Dernière mise à jour le 08/11/2011 à 18:35

Le candidat républicain à la présidentielle américaine Herman Cain s’est dit déterminé à se battre contre des accusations de gestes sexuels « très déplacés » lancées contre lui par une femme, assurant que sa campagne continuerait malgré ces accusations « fabriquées ».

« Il n’y a pas une once de vérité dans toutes ces accusations », a déclaré M. Cain, seul Noir parmi les huit prétendants à l’investiture républicaine pour la course à la Maison Blanche, lors de l’émission Jimmy Kimmel Live diffusée tard lundi soir sur la chaîne ABC. « Tout ceci est totalement fabriqué ».

« C’est pourquoi je vais faire une conférence de presse (mardi) pour mettre les choses au point », a ajouté M. Cain, qui est apparu souriant, très à l’aise dans un costume sombre, cravate à pois jaune sur chemise blanche.

« Il y a une chose que les gens ne savent pas à propos de Herman Cain. Je suis là pour gagner, je ne me laisserai pas décourager », a lancé le candidat républicain sur un ton résolument combatif.

Les électeurs « ne se laisseront pas embarquer par la dernière histoire à la mode dans les médias », a estimé M. Cain, 65 ans, ancien patron d’une chaîne de pizzerias qui n’a jamais eu de mandat électif.

Sharon Bialek, mère d’un enfant de 13 ans, a accusé lundi M. Cain d’avoir voulu obtenir des faveurs sexuelles lors d’une rencontre en juillet 1997 à Washington, alors qu’elle l’avait contacté pour qu’il l’aide à retrouver du travail.

Elle est la 4e femme depuis fin octobre à mettre en cause M. Cain pour des faits de harcèlement sexuel, mais la première à sortir de l’anonymat.

Ces scandales à répétition pourraient peser à terme sur la campagne de M. Cain, même si les sondages lui restent encore très favorables.

Selon une enquête Wall Street Journal-NBC television publiée mardi, M. Cain, qui entend séduire l’électorat conservateur, recueillerait 27% des intentions de vote auprès des électeurs républicains, contre 28% pour Mitt Romney, les deux hommes bénéficiant d’une bonne avance sur leur premier poursuivant, Newt Gingrich (13%).

Ce sondage prend en compte les trois premières affaires, mais pas les dernières révélations, très crues, de Mme Bialek, qui a affirmé que M. Cain avait « glissé la main sous (sa) jupe pour atteindre son sexe » alors qu’ils se trouvaient seuls dans une voiture.

Et si M. Cain a fait montre de pugnacité dans ce qu’il qualifie lui-même de « tempête », Mme Bialek a elle aussi affiché sa détermination.

« Je ne suis pas une menteuse », a-t-elle déclaré sur ABC, soulignant par ailleurs qu’elle n’avait « pas été payée » pour lancer ses accusations contre M. Cain. « Je fais cela parce que c’est la bonne chose à faire », a-t-elle ajouté.

Mme Bialek a invité M. Cain a reconnaître la vérité lors de la conférence de presse qu’il doit donner mardi dans l’Arizona (sud-ouest), à 23H00 GMT.

« Il n’est pas trop tard, il peut encore (…) mettre fin à tout ceci ». a-t-elle dit. « Malheureusement, je ne crois pas que c’est ce qui va se passer aujourd’hui ».

Accompagnée de son avocate Gloria Allred, dont le cabinet a travaillé sur plusieurs dossiers très médiatiques et qui est connue pour son engagement en faveur des démocrates, Mme Bialek s’est également exprimée sur la chaîne CNN.

« J’aurais pu vendre mon histoire, mais je ne l’ai pas fait (…). Mon seul objectif, c’est de dire la vérité et d’aider des gens qui pourraient être dans la même situation », a-t-elle répété.

Son avocate a de son côté rejeté les accusations du camp de M. Cain, qui suggère que ses liens avec les démocrates motivent son apparition dans le dossier, en soulignant qu’elle avait déjà défendu des clientes contre des élus démocrates ou critiqué le président Bill Clinton au moment de l’affaire Lewinsky.

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