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La directrice du FMI, en Afrique, loue les projets de réformes du Nigeria

La directrice du FMI, en Afrique, loue les projets de réformes du Nigeria
Dernière mise à jour le 19/12/2011 à 12:24

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde a rencontré lundi à Abuja le président nigérian Goodluck Jonathan lors de sa première visite en Afrique en tant que chef du FMI, axée notamment sur les retombées de la crise financière européenne.

Mme Lagarde s’est entretenue avec le chef de l’Etat après avoir rencontré la ministre des Finances Ngozi Okonjo-Iweala, une ancienne directrice de la Banque mondiale, et d’autres responsables économiques.

La directrice du FMI s’est dite « impressionnée » par les projets de réformes économiques du gouvernement du Nigeria, pays le plus peuplé du continent et premier producteur de pétrole.

« Ma mission consiste à venir écouter, apprécier et comprendre exactement quel programme économique va être mis en oeuvre au Nigeria », a déclaré Mme Lagarde à des journalistes à l’issue de l’entretien avec M. Jonathan.

« J’ai été extrêmement impressionnée par (…) l’énergie et le rythme auquel il veut transformer l’économie, créer des emplois, se concentrer sur l’agriculture (…), a-t-elle poursuivi.

La directrice du FMI est attendue mardi dans la capitale économique Lagos pour participer à un forum sur l’avenir de l’Afrique avant de partir pour le Niger voisin. Un responsable du FMI a précisé lundi à l’AFP qu’elle prévoyait également de se rendre en Afrique du Sud dans les prochaines semaines.

Le développement du Nigeria, une ex-colonie britannique, est freiné par la corruption et la mauvaise gestion depuis des décennies, en dépit de vastes richesses pétrolières.

La majorité de ses plus de 160 millions d’habitants vit avec moins de deux dollars par jour et l’approvisionnement en électricité est anecdotique, avec de longues coupures quotidiennement.

Le gouvernement cherche à mettre en place des réformes, dont une mesure très controversée qui conduirait à la hausse du prix des carburants et devant permettre d’investir davantage dans des infrastructures en très mauvais état.

La question du chômage des jeunes en Afrique ainsi que les retombées potentielles de la crise de la dette européenne seront au centre du voyage de Mme Lagarde.

De nombreuses nations africaines dépendent des investissements et des échanges européens.

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