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Le Maroc, un pilier important pour l’intégration de l’Afrique

Le Maroc, un pilier important  pour l’intégration de l’Afrique
Dernière mise à jour le 31/01/2012 à 10:47

Le Maroc est « un pilier important pour l’intégration de l’Afrique », a affirmé l’ancien Premier ministre sénégalais et candidat à l’élection présidentielle, M. Moustapha Niasse.

Le Maroc a joué un rôle essentiel en Afrique, a dit M. Niasse dans un entretien publié mardi dans la presse.

Le royaume, a-t-il rappelé, a « soutenu les mouvements de libération des Etats d’Afrique vis-à- vis des anciens colons britanniques, français, portugais et espagnols ».

« Le Mozambique peut-il oublier que le FRELIMO a été soutenu à partir de Rabat, comment la Guinée Bissau et le Cap Vert peuvent-ils oublier que le PAIG était soutenu directement par le Roi, même chose pour le Botswana et l’Afrique du Sud… « 

M. Moustapha Niasse

 » Ce sont là des faits historiques qui dépassent la texture et l’actualité politique « , a-t-il lancé.

En ce qui concerne la question du retrait du Maroc de l’OUA (actuellement UA), M. Niasse a indiqué que  » le Maroc a quitté l’Union africaine dans des conditions purement politiques. Son honneur était engagé et il ne pouvait faire autrement pour garder sa dignité « .

Le fait que le Maroc ne soit plus à l’OUA n’est « qu’un aspect formel », selon l’ancien premier ministre qui précise que le Royaume  » reste présent, prend part aux conférences économiques africaines. Il est sollicité de partout en Afrique « .

« Le Maroc reste un pilier important de l’Afrique. Il est une synthèse de la civilisation de la Méditerranée », a dit M.Niasse mettant en exergue l’apport important du Royaume dans la formation des élites africaines à savoir la présence sur son territoire de 8000 étudiants d’Afrique.

Evoquant par ailleurs la récente visite à Alger du ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération, Saadeddine El Othmani, M. Niasse a considéré que cette visite  » ouvre de nouvelles voies par rapport à l’analyse de ce qui s’est fait en Libye, en Tunisie et en Egypte et pousse à dépasser les antagonismes superficiels du passé pour aller vers l’avenir « .

 » Si on est capable d’avoir cette force d’anticipation, la question des frontières deviendra secondaire « , a -t-il souligné, notant que  » l’unité des pays maghrébins pourra régler tous les contentieux pourvu qu’il y ait une réelle volonté « .

 » Le contexte a changé, il faut aller de l’avant « , a estimé l’ancien Premier ministre du Sénégal.

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