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Marilyn Hacker : « L’écriture féminine arabe est épanouie »

Marilyn Hacker: « L’écriture féminine arabe est épanouie »
Dernière mise à jour le 13/02/2012 à 11:04

L’écriture féminine arabe est épanouie et excellente, a affirmé, dimanche soir à Casablanca, la poétesse américaine Marilyn Hacker, lauréate du prix international de poésie Argana 2011.

Mme Hacker a confié à l’issue de la cérémonie de remise de ce prix dans le cadre du 18ème salon international de l’édition et du livre (SIEL), qu’elle a lu des oeuvres de femmes arabes dans les langues arabe et française, jugeant que la majorité ont de très belles plumes.

La poétesse, qui a traduit certaines de ces oeuvres en anglais, notamment Contes d’une tête tranchée de la poétesse marocaine Rachida Madani, s’est dite honorée de remporter le prix d’Argana. « Je suis émue, étonnée, ravie et honorée de remporter ce prix », a l’auteur de Love, death, and the changing of the seasons (Amour, mort et changement de saisons).

Hacker, qui ne cache pas son admiration pour les poètes marocains Abdellatif Laâbi et Mohammed Khaïr-Eddine qu’elle trouve uniques, a exprimé sa joie d’être présente à cette édition du SIEL et de constater la richesse du livre publié en langue arabe par des auteurs arabes.

Le SIEL est formidable, merveilleux ( ). C’est époustouflant , a dit cette poétesse qui passe pour la maîtresse des formes fixes de la poésie française, particulièrement la Villanelle.

Pour Hacker, qui dit tirer sa force de ses amis, qu’ils soient vivants ou morts, la poésie est une sorte de conversation parmi les vivants, entre les vivants et les morts et aussi entre les vivants et ceux qui ne sont pas encore nés.

C’est la vivacité de cette conversation qui me donne une force inépuisable, a confié cette traductrice et critique réputée pour son recours au roman en vers, une poésie narrative très connue au moyen âge.

Le jury du prix Argana 2011, composé de l’éditeur Margaret Obank (présidente), du poète irakien Saâdi Youssef et des Marocains Abderrahman Tenkoul, Hassan Najmi et Benaissa Bouhmala, avait apprécié « la vivacité de l’expérience de Marilyn Hacker qui se distingue par une description approfondie de la vie quotidienne, sans se passer des questions humaines et existentielles ».

Née en 1942, Hacker est professeur de littérature française à la City University de New York. Elle se fait connaître pour ses poèmes dès l’Université. Certains de ses poèmes apparaissent ainsi dans un roman de son mari, Samuel R. Delany, intitulé « Babel 17″ (1966).

Marilyn Hacker a publié plusieurs recueils de poèmes, dont Going back to the river », « Assumptions » et « Separations ».

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