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Taux de croissance économique : Nizar Baraka table sur 5% pour 2011

Taux de croissance économique : Nizar Baraka table sur 5% pour 2011
Dernière mise à jour le 13/02/2012 à 16:00

L’annonce ces derniers jours d’un déficit à hauteur de 6,1% du budget pour l’année 2011 (il faut remonter aux années 80 pour retrouver un pareil déficit) n’est pas passée inaperçue, lundi à Rabat lors de la conférence conjointe du ministre de l’Economie et des finances, Nizar Baraka et du ministre délégué chargé du Budget, Idriss Azami Al Idrissi.

Nizar Baraka s’est montré rassurant en dépit de nombreux facteurs défavorables notamment le contexte international marqué par une hausse importante des factures pétrolière et céréalière, et la crise économique.

Malgré tout, l’économie nationale devrait connaître un taux de croissance de l’ordre de 5%, selon Nizar Baraka qui table sur un taux de 4,2% en 2012, en raison notamment de la mauvaise conjoncture économique chez le principal partenaire du Royaume, l’Union européenne, et de l’impact probable du retard accusé au niveau des pluies et de la vague de froid sur l’actuelle campagne agricole.

4,7%

Dans cette croissance, le secteur agricole a tiré son épingle du jeu avec une valeur ajoutée de 4,7% avec une récolte céréalière record de 84 millions de tonnes.

Le secteur non agricole n’a pas été en reste avec développement de 4,1% pour les trois premiers trimestres. Les crédits injectés dans l’économie en 2011 sont de 44,3 milliards de dirhams soit une hausse de 10,5% par rapport à 2010. Le taux d’inflation moyen a été parfaitement maîtrisé (0,9% à fin décembre 2011).

Mais là, où le bât blesse c’est au niveau du chômage des jeunes, en milieu urbain, il est de l’ordre de 18,3% pour les diplômés et a dépassé 19% pour la tranche d’âge 25-34 ans.

Capital confiance…

Idriss Azami Al Idrissi, ministre délégué chargé du Budget a, quant à lui, tenu à rassurer. Il a rappelé que notre pays jouit d’un capital confiance auprès de la communauté internationale, des organisations financières et des investisseurs étrangers. “Il appartient à notre pays de capitaliser cette confiance en vue de relever les défis auquel il est confronté et qui exigent, le renforcement de l’Etat de droit et la consécration des principes de la bonne gouvernance, la consolidation des bases d’une croissance forte et soutenable et le rétablissement des équilibres macroéconomiques,la garantie de l’accès équitable des citoyens aux services de base et la poursuite de l’effort en faveur des programmes sociaux”.

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