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Mouvement du 20 février : Un contre-pouvoir certain

Mouvement du 20 février : Un contre-pouvoir certain
Dernière mise à jour le 20/02/2012 à 17:28

Le Mouvement du 20 février, qui fêtait lundi son premier anniversaire, certes affaibli depuis quelques mois avec de moins en moins de monde dans les manifestations, s’est érigé en un véritable contre-pouvoir malgré sa perte de vitesse.

Loin de défendre les derniers dérapages dans les manifestations du Mouvement émaillées de violences et de saccages, cette organisation n’a pas raté le coche de l’histoire du Printemps arabe. Le M20 a eu le mérite de faire bouger les choses au Maroc et montrer qu’il est possible de faire tourner le vent de la démocratie dans la bonne direction, sans effusion de sang.

Ses manif’ ont largement contribué à l’avènement d’une nouvelle Constitution au Maroc, quoiqu’aujourd’hui encore, les membres du Mouvement réclament plus, c’est-à-dire une “monarchie parlementaire”, “plus de démocratie et de justice sociale”.

Dans ce combat, le M20 a délié les langues et, partant, ôté la peur des citoyens à dire non quand ils ne sont pas contents de la tournure de la chose politique.

Avec la rue, le Mouvement du 20 février a dissipé la peur et mieux, il a compté dans ses rangs, avant l’alternance, des jeunes du PJD actuellement au pouvoir, dans son combat pour plus de liberté et de démocratie.

Le divorce entre les deux parties a été consommé par la suite, les membres du M20 refusant tout dialogue avec le gouvernement en place. C’est un bien en soi! Le Mouvement du 20 février s’étant érigé en contre-pouvoir, cette prise de distance était la décision à prendre pour pouvoir continuer à rappeler à l’ordre nos dirigeants, chaque fois qu’ils manqueront à leurs obligations.

Mais ce divorce ne doit pas pour autant symboliser un refus catégorique de dialogue, bien au contraire. C’est l’occasion de faire des propositions concrètes aux nouveaux gouvernants, en toute liberté. Car servir de contre-pouvoir, c’est aussi accepter le dialogue constructif, et se dire que le Mouvement du 20 février ne fera que manifester son ras-le-bol sans proposer des alternatives, c’est faire de cette organisation une coquille vide alors qu’elle a tout pour accompagner le changement démocratique au Maroc qui doit s’opérer avec elle!

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