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A la Maison Blanche, Obama cède à Mick Jagger et chante le blues

A la Maison Blanche, Obama cède à Mick Jagger et chante le blues
Dernière mise à jour le 22/02/2012 à 9:51

“Pas ce soir!”, a protesté M. Obama, alors que le chanteur des Rolling Stones ainsi que les guitaristes B.B. King et Buddy Guy l’invitaient à les rejoindre sur scène pour chanter le refrain de la chanson Sweet Home Chicago du bluesman Robert Johnson. “Vous pouvez le faire”, s’est écrié l’un des musiciens.

M. Obama a fini par céder et s’est emparé du micro qu’on lui tendait pour chanter. Il s’est toutefois gardé de monter sur scène.

Il s’agit de la deuxième incursion musicale en un mois pour M. Obama qui, le 19 janvier à New York, avait entonné le tube d’Al Green Let’s stay together au théâtre Apollo d’Harlem où il participait à une réunion électorale en vue de la présidentielle du 6 novembre.

M. Obama avait auparavant salué mardi une “soirée extraordinaire”.

“Lorsqu’on est président, on ne peut pas sortir le soir pour marcher, s’éclaircir les idées, ou sauter dans une voiture. C’est frustrant. Mais il y a aussi les soirées lors desquelles B.B. King et Mick Jagger viennent chez vous!”

Barack Obama

Avant M. Obama, la grande vedette de la soirée avait été Jagger qui, malgré ses 68 ans, a déployé toute sa panoplie de déhanchements et de gestes saccadés pour accompagner sa voix inimitable.

Veste noire à motifs reptiliens, chemise écarlate et baskets assortis, le chanteur des Rolling Stones est entré sous les vivats, avant d’entamer un I Can’t Turn You Loose, que les spectateurs, en premier lieu M. Obama et son épouse Michelle, ont écouté debout en marquant le rythme.

Les Rolling Stones, à qui l’on doit des dizaines de standards du rock, célèbrent cette année le 50e anniversaire de leur formation.

A leurs débuts, les membres de ce groupe londonien avaient abondamment puisé dans les standards du blues américain, contribuant à la découverte de cette culture par la jeunesse blanche aux Etats-Unis à une époque où la ségrégation raciale était encore en vigueur dans les Etats du Vieux Sud.

Allusion à cette période, M. Obama, le premier président noir des États-Unis, a parlé avant le concert de l’universalité de blues, qui “nous rappelle que nous avons traversé des temps plus difficiles”.

Ce concert destiné à être diffusé à la télévision publique américaine est organisé à l’occasion du Black History Month, le mois lors duquel les Etats-Unis se souviennent des contributions de la communauté noire à leur histoire et à leur culture.

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