Aufait Maroc

Corans brûlés : Karzaï lance un appel au calme en Afghanistan

Corans brûlés: Karzaï lance un appel au calme en Afghanistan
Dernière mise à jour le 26/02/2012 à 13:19

Le président afghan Hamid Karzaï a lancé dimanche un appel au calme à la télévision, après six jours d’émeutes provoquées par l’incinération de Corans dans une base américaine et qui ont fait « 29 morts et environ 200 blessés », selon lui.

L’intervention de M. Karzaï, qui avait déjà appelé au calme par communiqué à plusieurs reprises depuis le début des violences, intervient au lendemain du meurtre de deux conseillers militaires américains, tués samedi au ministère de l’Intérieur à Kaboul dans une fusillade revendiquée par les talibans qui l’ont liée à l’incinération des corans.

Le président afghan a « fortement condamné » l’incinération des Corans, soulignant qu’il « respectait les sentiments des gens, qu’ils avaient raison et qu’ils devaient être respectés », mais a insisté qu’il était « maintenant l’heure d’être calme et pacifique ».

Après près d’une semaine de violences, l’apparition télévisée du président, diffusée par différentes chaînes afghanes dimanche, était fortement attendue par la coalition de l’Otan, qui combat depuis dix ans en Afghanistan aux côtés du gouvernement de M. Karzaï mais dont les relations avec lui sont très dégradées.

« Les manifestations ont malheureusement fait des victimes. Quelque 29 personnes sont mortes en martyr et environ 200 ont été tuées. Nous avons demandé aux forces de sécurité d’être attentives », a estimé le président afghan, alors que, pour la première fois en six jours, aucune violence n’était enregistrée dans le pays dimanche vers la mi-journée, malgré quelques manifestations.

M. Karzaï a rappelé qu’il souhaitait que les responsables de l’incinération d’exemplaires du Coran soient « punis », assurant « suivre de près » l’affaire..

Le chef de l’Etat s’est également dit « désolé » pour la mort de « deux officiers américains » dans l’enceinte du ministère de l’Intérieur samedi. « Maintenant, qui était le tireur, était-il Afghan ou étranger, rien n’est connu à l’heure qu’il est », a-t-il dit.

Selon un responsable du ministère de l’Intérieur, un policier des services de renseignement du ministère est le principal suspect dans cette affaire et est en fuite.

Les talibans ont eux revendiqué l’assassinat de quatre conseillers au ministère de l’intérieur par « un héros » qui a agi « en réaction au manque de respect des envahisseurs pour les objets sacrés de l’islam », notamment après « l’incinération de Corans dans la base de Bagram », au nord de Kaboul.

A lire aussi...

Recevez notre newsletter

×