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Caddies, ces bras droits des golfeurs

Caddies, ces bras droits des golfeurs
Dernière mise à jour le 22/03/2012 à 20:30

Ils sont souvent des golfeurs amateurs ou ils le sont devenus après une formation dans une académie comme c’est le cas pour les Marocains. Ils, ce sont les caddies que l’on perçoit souvent comme de simples porteurs de clubs pour les pros. Pourtant, que leur travail est énorme et décisif pour la performance de leur joueur. “Donner les bonnes distances”, “aider dans le choix du club approprié”, “encourager et donner de la confiance”, c’est souvent les mots qui reviennent dans la plupart des réactions des caddies interrogés lors de la première journée de la 39e édition du Trophée Hassan II de Golf et de la 18e édition de la Coupe Lalla Meryem. En somme, les caddies apportent une dimension collective au golf catalogué sport individuel.

Au Maroc, ils sont nombreux à sortir des académies de golf et la plupart d’entre eux n’avaient pas pratiqué le golf  avant leur formation de caddie. Yassine Dounya en est une parfaite illustration. Caddie de la joueuse allemande Jacquelyn Dietrich pour la 18e édition de la Coupe Lalla Meryem, Yassine soutient qu’il a embrassé ce métier après une formation au Golf du Soleil d’Agadir. “Cela fait trois ans que je suis caddie. Je le suis devenu après une formation au Golf du Soleil.” Depuis, il est devenu un abonné à la Coupe Lalla Meryem, car explique-t-il,  “c’est la deuxième année consécutive que je fais le caddie durant la Coupe.”

Caddie d’abord, golfeur ensuite

A l’instar de Yassine, Abdelaziz Ouzzoune est aussi un caddie lauréat du Golf du Soleil. Cela fait dix ans qu’il est sur les parcours. Ami de Yassine, il explique que le travail du caddie consiste à aider la joueuse mais pas que pour porter les clubs. “On aide la joueuse. On lui donne les bonnes distances, on lui suggère les bons clubs pour la distance, et les bonnes lignes sur le green”, résume-t-il. Avec Yassine Dounya, Abdelaziz confie qu’ils n’ont certes pas joué au golf avant d’être caddie, mais ils profitent de l’été quand il y a moins de compétitions pour swinguer et s’imprégner des réalités des parcours à l’image des pros. Une pratique nécessaire pour assister le joueur qui les engage dans un tournoi sur un parcours qu’ils connaissent par cœur.

Autre caddie gadiri rencontré au golf de l’Océan au premier tour de la Coupe Lalla Meryem, Rachid Goufran. Caddie depuis 10 ans, il est au service de la Française Elena Giraud, pour le tournoi. “Je lui apporte du soutien, un coup de main sur le green. J’essaie de la soulager, de l’aider”, soutient-il.

Et les gains…

Mais combien empochent les caddies marocains ? Quel pourcentage prennent-ils sur les gains des joueuses ? Rachid Goufran préfère ne pas dire son gain sous couvert de l’amitié qui le lie à Elena Giraud depuis longtemps. “Je ne sais pas ce qu’elle va me donner, mais il faut dire que je fais ce métier aussi par passion, sinon je ne serai pas là”, se justifie-t-il.

Beaucoup plus disposé à parler du gain, Abdelaziz Ouzzoune précise que les caddies marocains reçoivent au minimum “400 DH par jour pour la Coupe Lalla Meryem”. Il précise cependant que les joueuses sont souvent beaucoup plus généreuses.

Ailleurs…

Qu’en est-il des caddies étrangers ? Ils partagent la même acception du travail de caddie, comme l’explique  Pierre Anthony, caddie du golfeur français Victor Dubuisson présent au Golf du Palais Royal où se joue le Trophée Hassan II : “Si le caddy connaît bien son joueur, cela lui donne beaucoup de confiance dans tous les coups à réaliser.” Les deux hommes travaillent depuis deux ans et demi.

Pour Elvis Semeh, un caddie sud-africain, il se voit comme un “auxiliaire” qui partage les hauts et les bas avec son joueur. “ Chaque jour est différent, par exemple aujourd’hui (jeudi, ndlr) mon joueur n’a pas fait du bon boulot et moi non plus. Sinon la routine consiste à être son auxiliaire en quelque sorte”, a-t-il fait savoir.

Côté cagnotte, contrairement à la majorité des caddies marocains, souvent engagés juste le temps d’un tournoi, Pierre Anthony suit son golfeur dans tous les tournois. Et c’est peut-être ce qui justifie l’importance de son gain. “Le pourcentage sur les gains, c’est 10% en cas de victoire, 7,5%  entre top 10 et victoire et 5,5% pour tout autre résultat.”

Autre différence entre caddies marocains et étrangers, ce qui est aussi compréhensible, le nombre de golfeurs pros est plus important en Occident. Les caddies marocains, en dehors du Trophée Hassan II et de la Coupe Lalla Meryem, ne travaillent que dans des tournois moins prestigieux comme le Challenge Tour, les Pro Am et quelques petits tournois organisés par des sociétés, selon Ouzzoune. Le métier de caddie a toutefois de beaux jours devant lui au Maroc avec la graine de champions en gestation à l’instar de Mustapha El Maouas et des pensionnaires de l’académie de golf de Bouznika.

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