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Bayrou : « entente clandestine » Sarkozy-Hollande pour éviter un débat télévisé

Bayrou: « entente clandestine » Sarkozy-Hollande pour éviter un débat télévisé
Dernière mise à jour le 03/04/2012 à 7:17

François Bayrou a estimé mardi qu’il existait une « entente clandestine » entre Nicolas Sarkozy et François Hollande pour éviter un débat télévisé, avec les huit autres candidats à la présidentielle, avant le premier tour.

« La vérité, c’est qu’il y a une entente clandestine entre François Hollande et Nicolas Sarkozy (pour) ne pas débattre de ces sujets », a lancé le candidat centriste à la présidentielle sur Canal +.

François Bayrou venait notamment de plaider de nouveau sur la nécessité de lutter contre l’endettement de la France.

« Ce débat doit être organisé », a-t-il ajouté en précisant qu’il demanderait, le cas échéant, au CSA, puis au Conseil d’Etat de « faire respecter la loi ».

« C’est une obligation légale et morale » pour le service public d’organiser un tel débat « et non pas avec des remplaçants, mais avec les candidats eux-mêmes. Autrement, cela n’a aucun sens », a poursuivi François Bayrou.

Alors que France 2 projette d’organiser une spéciale « Mots croisés » le 16 avril avec les candidats ou leurs représentants, Nicolas Sarkozy s’est montré défavorable à un tel débat à dix avant le premier tour tandis que l’entourage de François Hollande relève que cela serait « compliqué à organiser ».

« On n’a pas besoin d’un président de la République dérobeur. On a besoin d’un président de la République qui accepte de regarder les choses en face », a souligné le candidat centriste.

François Bayrou est aussi revenu sur le thème de la lutte contre l’endettement de la France.

Les Français, a-t-il dit, veulent des politiques « adultes qui disent ce que nous allons devoir faire ensemble pour que l’élection présidentielle ne soit pas suivie d’une immense désillusion, qui nous conduirait là à des choses dangereuses ».

« Il n’est pas vrai que ça va être insupportable pendant des années. Si on fait les choses comme on doit les faire, il y a suffisamment de ressources en France pour qu’on se redresse », a-t-il poursuivi.

« L’effort est un optimisme, un espoir. Plus ça attendra, et pire cela sera », a-t-il conclu.

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