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Maladie de Parkinson : Carence de moyens face à une prévalence croissante

Maladie de Parkinson : Carence de moyens face à une prévalence croissante
Dernière mise à jour le 12/04/2012 à 9:58

Les Amis du Mouvement Anormal ont organisé, mercredi à Rabat, à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, une rencontre d’initiation et de sensibilisation à cette pathologie neurologique chronique. Cette rencontre a été enrichie par les témoignages de malades et de leurs familles.

C’est le déficit en dopamine dans le cerveau, engendré par la maladie, qui provoque les troubles du mouvement. Les symptômes les plus courants sont les tremblements des membres au repos, la rigidité musculaire et l’akinésie (perte de l’initiative et de l’exécution du mouvement). Le stade 1 de la maladie occasionne peu de gêne avec une atteinte légère. Mais au fil de l’évolution de la maladie, des handicaps majeurs apparaissant peuvent conduire à la démence. La progression de la maladie varie d’un patient à l’autre. Elle est aussi difficilement gérable pour les membres de la famille qui doivent être constamment présents et accompagner le malade dans la plupart de ses actions.

50.000

En l’absence d’études statistique, c’est le nombre estimé de personnes atteintes de Parkinson au Maroc, avec environ 4.000 nouveaux cas déclarés annuellement. Toutefois, ces estimations risquent d’exploser du fait de l’allongement de la vie (l’espérance de vie est passée à 72 ans).

A ce sujet, le professeur Ouafae Messouak du CHU de Fès souligne que le pic pour cette maladie se situe entre 55 et 60 ans. La prévalence moyenne qui est de 1 à 2 sur 1000 habitants suit une courbe ascendante avec l’âge pour atteindre 3% après 80 ans.

“Cette affectation chronique nécessite donc une prise en charge globale et soutenue des malades.”

Pr. Messouak

Concernant l’état des lieux en matière de soins, El Alaoui Mustapha Faris, enseignant chercheur, a précisé que le nombre de neurologues exerçant au Maroc ne dépasse pas la centaine dont une soixantaine en cours de formation. En dehors des grandes villes, c’est le médecin généraliste qui assure la veille, a-t-il expliqué. En outre, la prise en charge est onéreuse, le prix des médicaments s’élevant, selon les cas, entre 300 et 800 dirhams par mois.

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