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Dépollution du littoral atlantique et du Bouregreg : Mise en service de la station de prétraitement pour la rive gauche avant fin 2012

Dépollution du littoral atlantique et du Bouregreg : Mise en service de la station de prétraitement pour la rive gauche avant fin 2012
Dernière mise à jour le 19/04/2012 à 10:23

Le déversement direct et quotidien de 200.000 m³ d’eaux usées dans l’océan et dans le fleuve Bouregreg a des conséquences désastreuses aussi bien sur la flore et la faune que sur la qualité de vie des populations de la wilaya de Rabat-Salé. Ça ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir pour les habitants des villes de Rabat, Témara, Ain Attiq et Harhoura, dès la mise en service, au courant du second semestre de cette année, de la station de pompage et de prétraitement des eaux usées de Rabat-Témara.

Cette station constitue un des derniers maillons du système de dépollution de la rive gauche de Rabat. Un système identique est prévu pour la rive droite du Bouregreg (Salé et Bouknadel). Son achèvement, programmé pour fin 2013, est susceptible toutefois d’être retardé, du fait de problèmes rencontrés au niveau du foncier.

La visite, organisée mercredi sur le site de ladite station, sise à Hay El Fath à Rabat, a permis à la REDAL de fournir des explications détaillées sur les ouvrages réalisés, l’état d’avancement des travaux en cours et sur les impacts du projet sur l’environnement.

Collecte et traitement…

La collecte et le traitement des rejets des eaux usées pour les déverser à 2 km des côtes via un émissaire marin, sont les principaux objectifs du projet. La réalisation de la station de prétraitement des eaux usées de Rabat-Témara a été précédée par la mise en place de 6 stations de pompage et d’un système d’intercepteurs qui permet la collecte de tous les rejets des eaux usées et le relevage des effluents pour en faciliter l’acheminement.

520.000 m3/j

Réalisée sur un terrain de 1,5 hectare, la station a coûté 123 millions de dirhams. Ses dégrilleurs et ses deux bassins de dessablage, de déshuilage et de dégraissage lui permettent de traiter un volume total de 520.000 m³/jour. Il ressort des explications fournies sur place qu’à la date de la visite, les travaux sont réalisés à plus de 60%.

A la fin du projet, à la fin de l’année, les répercussions sur la santé, l’hygiène, le bien-être et l’amélioration des conditions de vie d’une population estimée à 3 millions d’habitants seront considérables, selon la REDAL. Le projet devrait donner un nouvel essor au développement économique, social et touristique de la région de Rabat.

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