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Barça-Real : Ronaldo décisif, Messi inoffensif

Barça-Real: Ronaldo décisif, Messi inoffensif
Dernière mise à jour le 21/04/2012 à 20:42

Cristiano Ronaldo s’est détaché samedi parmi les buteurs du Championnat d’Espagne avec un 42e but qui vaut de l’or, puisqu’il a permis au Real Madrid de s’imposer sur le Barça (2-1) et de prendre le large au classement, quand son rival Messi balbutiait.

Le Portugais étire son record de buts en une saison de Liga, porté à 40 unités en 2010-2011, et marque ainsi son 54e but en 50 matches cette saison toutes compétitions confondues (moyenne: 1,08 but par match).

S’il est encore distancé par Messi sur le plan statistique (63 buts en 54 matches, moyenne: 1,16), avec lequel aucun regard ne fut échangé lors de la poignée de mains d’avant-match, il a marqué le but qu’il fallait.

Les Catalans venaient d’égaliser par Sanchez, à peine entré en jeu et qui profitait d’un coup de +billard+ pour tromper Casillas de prêt (70e). Sur une contre-attaque, Özil, collé à la ligne de touche droite, alertait Ronaldo qui prenait de vitesse Mascherano et battait Valdes d’une balle piquée (73e).

« Calmez-vous, calmez-vous! », semble alors dire le N.7 madrilène à l’adresse du public du Camp Nou en célébrant son but d’un geste des mains. Une manière de prendre sa revanche sur une équipe qui l’a souvent annihilé, et sur un Messi qui s’obstinait à rafler tous les titres possibles et trois Ballons d’Or d’affilée, quand lui-même devait se contenter d’accessits avec son Real et sur le plan personnel depuis le Ballon d’Or décroché en 2008.

Ronaldo a surgi alors qu’il s’était montré plutôt discret auparavant, sans pour autant démériter, notamment sur le plan du combat. Il livre ainsi un duel acharné avec Puyol, qui dévie de l’épaule sa tête sur un corner, dégagée par Valdés d’une claquette (4e).

Excentré côté gauche et servi par Benzema, il tente aussi une frappe qui file en touche (21e) ou frôle le carton jaune quand il part seul dans l’axe pour contourner Valdes et marquer dans le but vide, alors que l’arbitre le signale hors-jeu (53e). Dans le temps additionnel, il tire aussi un coup franc dans les tribunes et manque de peu le 3-1 sur un centre tendu (90e+4).

Le Portugais avait déjà marqué le but décisif lors de l’unique clasico remporté par le Real depuis la prise de fonctions de Jose Mourinho en 2010, lors de la finale de la Coupe d’Espagne (1-0 a.p.) la saison dernière. Un but qui valait un titre, comme sans doute celui de samedi.

Messi en revanche, bien que plus présent dans le coeur du jeu, a failli. L’Argentin ne s’est procuré aucune occasion nette, souvent cerné par trois ou quatre cerbères dont les rugueux Pepe et Xabi Alonso, et ses rares frappes au but furent contrées.

Il est bien à l’origine de la meilleure occasion du Barça avec une ouverture pour Xavi qui perd son duel avec Casillas (27e), puis de l’égalisation par une percée plein axe.

Mais le génie argentin, auteur de 13 buts dans ses clasicos, s’est curieusement davantage distingué par un déchet technique inhabituel, comme s’il était inhibé. Coup franc dans le mur (13e), ballon en profondeur directement sur Casillas (24e) ou dans le dos d’Alves à contre-temps (32e)… Sa faute sur Pepe (57e) mettait en évidence l’état de perdition du N.10 blaugrana, décontenancé, égaré sous la pluie battante. Comme liquéfié.

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