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Chronique d’une administration compétente

Chronique d’une administration compétente
Dernière mise à jour le 24/04/2012 à 12:18

Comme beaucoup de nos concitoyens, je fais partie des personnes formatées (souvent à juste titre) à n’avoir aucune confiance en notre administration. S’adresser à elle pour le moindre papier me paraissait insurmontable.

Y mettre les pieds relevait de l’insupportable jusqu’à ce jour béni où elle m’a fermé le clapet à grands coups de compétences.

Pourtant ma demande n’était pas simple. En effet, j’étais à la recherche d’un acte de divorce vieux de 18 ans et comble du grotesque, je n’avais aucun souvenir de sa date exacte. La sceptique pessimiste que je suis se voyais déjà, en état de transe, courir de bureau en bureau…pour rien!

Après trois semaines d’hésitation, je me décide enfin à prendre mon courage à deux mains et à commencer mon chemin de croix. Je me suis donc rendue lundi matin au tribunal de la famille dans le quartier El Oulfa avec la certitude de perdre mon temps.

D’abords impressionnée par la propreté, les bornes d’information et par des fonctionnaires plus qu’aimables, je me retrouve face à la personne compétente pour m’aider. En cinq minutes, je lui raconte mon souci- un peu honteuse d’être si vague sur la date du divorce-, et lui donne les informations nécessaires, noms des intéressés et période approximative du divorce.

Mon interlocuteur me demande mon numéro de téléphone et me promet de me rappeler dès qu’il retrouve le fameux acte. Je le remercie sans trop y croire et rentre chez moi pour y étaler mon scepticisme largement partagé par ailleurs.

Comble de ma mauvaise foi, j’ai même pensé que je n’obtiendrais rien pour la simple raison que je n’avais pas filé le moindre billet.

À 20 heures ce même jour, mon téléphone sonne. Mon fonctionnaire préféré m’annonçe qu’il a retrouvé le document et me demande de repasser pour remplir la demande de duplicata.

Malgré cet appel, je dois vous avouer que je n’y croyais toujours pas. Allant jusqu’à me dire que le lendemain, de mauvaises surprises m’attendraient!

Il n’en a rien été, bien au contraire. Dix minutes m’ont suffit à remplir les papiers, les faire signer dans les différents bureaux et voilà, l’affaire était pliée.

Devant cette leçon magistrale, l’optimisme a bien sûr repris le dessus. Pourvu que ça dure…

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