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Quatre artistes plasticiens exposent leurs ?oeuvres à la villa des arts de Rabat

Quatre artistes plasticiens exposent leurs ?oeuvres à la villa des arts de Rabat
Dernière mise à jour le 25/04/2012 à 18:55

Les artistes peintres Jamila Al Badaoui, Touria El Habchi, Abdellah Bellouarak et Saïd Raji se sont ralliés pour accrocher jusqu’au 30 juin prochain leurs toiles aux cimaises de la Villa des Arts de Rabat.

Cette exposition, qui célèbre l’art de peindre, regroupe de magnifiques toiles abstraites qui reflètent une production artistique d’une richesse singulière.

Les ?uvres picturales ainsi exhibées traduisent un travail élaboré, une recherche plastique toute nouvelle exprimant la liberté de pensée et de l’imagination.

Cette exhibition est un panorama constitué de couleurs tantôt sobres tantôt enflammées, de traits, de formes, des couleurs et de non-dits, donnant un plaisir ineffable visuel.

Ce carré d’artistes « a dû transgresser les impératifs des écoles d’antan et rompre avec un mode d’emploi vraisemblablement désuet afin d’instituer un nouvel art de (sur)vivre », relève un document de la Villa des Arts, ajoutant que les toiles qui sont pour la plupart des peintures sans titre, réalisées à la faveur de techniques mixtes, mettent en avant un nouveau talent, une nouvelle peinture marocaine.

Il s’agit en l’occurrence des toiles de Jamila El Badaoui, artiste bruxelloise d’origine marocaine, qui dans son art tente de joindre le trivial au sublime, le prosaïque au poétique, le prévisible à l’inattendu. Ses toiles réfèrent à une technique qui se perd dans la nuit des temps, cette vieille technique pharaonique de la momification.

Touria Elhabachi, dont les travaux portent le titre notamment du « baiser du dragon », « nuit perdue », « affliction » et « voyage en Orient » sont une célébration de la couleur.

Abdallah Bellouarak, dont les travaux expriment une naissance à la fois de corps, d’ombres et de silhouettes convie plus à porter un regard pluriel sur son univers plastique, à élucider le mystère d’un art, intemporel non sans dynamisme et à démasquer ce visage de Janus, masculin et féminin, vertueux et vicieux, au tempérament jovial et saturnien, qui n’aurait pas encore trouvé sa face.

Enfin, Saïd Raji invite le visiteur à s’interroger sur ce qui est donné à voir, à colmater le blanc, l’espacement, le vide qui donne à la peinture sa raison d’être. Sa peinture convie également à lire ce qu’il a lui-même su élire. Chiffres orphelins, phrases démembrées et textes déchiquetés ont beau orienter le sens, la beauté de ses ?uvres refuse toutefois de se plier aux impératifs de la signification.

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