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Pakistan : l’employé britannique du CICR enlevé retrouvé mort à Quetta

Pakistan: l’employé britannique du CICR enlevé retrouvé mort à Quetta
Dernière mise à jour le 29/04/2012 à 12:57

L’employé britannique du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) enlevé au Pakistan le 5 janvier dernier par des hommes armés a été retrouvé mort dimanche dans la ville de Quetta dans le Baloutchistan, a indiqué l’organisation.

Le corps de cet expatrié de 60 ans converti à l’islam, Khalil Rasjed Dale, a été retrouvé « dimanche matin à Quetta », a indiqué à l’AFP une porte-parole du CICR à Genève, Carla Haddad Mardini.

« Le CICR condamne dans les termes les plus forts ce meurtre », a-t-elle dit.

« On est sous le choc. On essaie de gérer », a-t-elle ajouté.

De son côté, un autre porte-parole du CICR, Hicham Hassan, a expliqué que le CICR avait été « en contact avec les kidnappeurs à quelques reprises au cours des quatre mois ».

Khalil Rasjed Dale, un gestionnaire de programmes de santé, a été tué près de quatre mois après son enlèvement, précise le CICR dans un communiqué.

Il avait été enlevé dans le Baloutchistan, province instable du sud-ouest du Pakistan, alors qu’il rentrait du travail à bord d’un véhicule signé CICR.

Son enlèvement avait eu lieu à quelque 200 mètres d’une résidence du CICR.

Frontalier de l’Iran et de l’Afghanistan, le Baloutchistan est régulièrement le théâtre de rapts, notamment d’étrangers.

Le Baloutchistan est régulièrement secoué par les violences, notamment en raison des affrontements entre les forces de sécurité locales et les rebelles baloutches qui réclament l’autodétermination pour la province.

Elle est également un bastion des talibans afghans et pakistanais.

Les activités du CICR dans la province se concentrent surtout sur la santé, l’ONG soutenant notamment un hôpital et un centre orthopédique locaux. Des centaines de personnes ont été tuées depuis le début de l’insurrection autonomiste en 2004 au Baloutchistan, province riche en matières premières. Les rebelles réclament que la population locale bénéficie davantage des profits tirés de cette activité minière.

Les enlèvements de travailleurs d’ONG et organisations internationales humanitaires se produisent régulièrement.

Le CICR est ainsi toujours sans nouvelle d’un employé français, enlevé samedi 21 avril au Yémen alors qu’il se rendait dans la ville portuaire de Hudaida (est).

« On est toujours sans nouvelle de notre collègue, et de ses ravisseurs », a déclaré dimanche à l’AFP M. Hassan.

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