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Les célèbres cabines téléphoniques rouges britanniques sont à vendre

Les célèbres cabines téléphoniques rouges britanniques sont à vendre
Dernière mise à jour le 30/04/2012 à 5:19

Une soixantaine d’exemplaires des fameuses cabines téléphoniques rouges, emblématiques de la Grande-Bretagne, vont être mis en vente pour la première fois depuis 25 ans par BT, l’opérateur historique de télécoms au Royaume-Uni.

Il en coûtera au moins 1.950 livres (2.390 euros) -prix de départ- pour se procurer un authentique spécimen rénové de cabine « K6″ (le nom du modèle), avec sa livrée en fonte rouge, a précisé dans un communiqué l’opérateur.

« Vous pouvez désormais acheter cette icône du design du XXe siècle, connue dans le monde entier, pour orner votre maison ou votre jardin, ou l’offrir à une de vos connaissances qui a déjà tout », a souligné Katherine Ainley, responsable des cabines publiques chez BT.

BT avait déjà vendu aux enchères des milliers de « K6″ au milieu des années 1980, dans le cadre d’un programme de modernisation du réseau.

Dessinées en 1936 à l’occasion du jubilé du couronnement de George V, elles font désormais partie intégrante du patrimoine britannique, au même titre que les bus rouge à impériale ou les taxis noirs.

Deux ont été installées en France en 1995 pour le 50e anniversaire du débarquement.

Conçues par l’architecte Giles Gilbert Scott qui a aussi dessiné l’ancienne usine électrique de Battersea à Londres, immortalisée par les Pink Floyd, « les cabines du Jubilé », comme on les appelle également, ont été les premières « phone boxes » standard installées dans tout le pays. Quand la fabrication a cessé en 1968, il y en avait 70.000.

Aujourd’hui, il n’en reste que 11.000 sur les 51.500 cabines encore en fonctionnement au Royaume-Uni. Avec la concurrence du portable, les appels passés depuis les « phone boxes » ont baissé de 80% ces cinq dernières années et environ 60% sont déficitaires.

Depuis 2008, BT cède les « K6″ à la population locale pour juste une livre, dans le cadre de son programme « adopter une cabine » qui permet à des villages de préserver cette part « de leur histoire et de leur identité ».

1.800 cabines ont déjà été « adoptées » à des fins diverses: certaines ont été transformées en épiceries, d’autre en galeries d’exposition ou en bibliothèques, quand elles n’abritent pas un défibrillateur cardiaque. Une localité y a même installé un mini-pub pour une nuit.

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