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Angleterre : Mancini a triomphé du maître Ferguson

Angleterre : Mancini a triomphé du maître Ferguson
Dernière mise à jour le 01/05/2012 à 9:21

La victoire de Manchester City sur United (1-0), qui pourrait conduire les « Citizens » vers le titre de champion d’Angleterre à moins d’un énième retournement de situation à la fin de cette saison folle, est aussi celle de l’entraîneur Roberto Mancini sur le vieux maître Alex Ferguson.

Lundi soir à l’Etihad Stadium de « City », le parti pris défensif de l’Ecossais, qui n’a aligné au départ que Wayne Rooney en pointe, laissant sur le banc une impressionnante brochette de joueurs offensifs, s’est révélé désastreux.

« Nous n’avons jamais mis en danger leur gardien », a reconnu Sir Alex, qui espérait répéter le coup du Chelsea de Roberto Di Matteo à Barcelone.

Alors que l’échec de cette tactique, dont il n’est pas coutumier, est devenu patent après le but de la tête marqué par Vincent Kompany quelques secondes avant la pause, le vétéran, âgé de 70 ans, a tardé à en tirer les conséquences.

Son premier renfort offensif, Danny Welbeck, n’est entré qu’à la 58e minute à la place du Sud-Coréen Park, curieusement titularisé, au nom de l’expérience comme Giggs et Scholes, alors qu’il avait peu joué cette saison (16 matches en Premier League). Il a fallu attendre 78 minutes pour voir apparaître Antonio Valencia, l’un des « Red Devils » les plus percutants ces dernières semaines (2 buts et 4 passes décisives en 7 matches), et Young n’est entré qu’à sept minutes de la fin.

Mancini, 47 ans, avait aligné, lui, quatre joueurs offensifs dès le départ, Agüero, Tevez, Nasri et Silva: un choix certes ambitieux et payant mais qui n’avait rien d’extraordinaire pour une équipe jouant son va-tout.

Son véritable coup gagnant, un petit chef d’oeuvre de psychologie sportive, l’Italien l’a réussi dans les trois semaines qui ont précédé ce choc décisif.

Après la défaite à Arsenal (1-0), qui donnait huit points d’avance à MU, l’Italien a répété sur tous les tons que la cause était entendue. Cette capitulation feinte a eu pour effet de libérer ses joueurs, pas tous très expérimentés et soumis à une très forte pression pendant les longs mois passés en tête du classement.

Subitement retrouvés, après une période très difficile (5 points en 5 matches du 11 mars au 8 avril), ils ont enchaîné trois succès convaincants, marquant pas moins de douze buts, dont quatre du revenant Carlos Tevez, remis en selle, avec là encore beaucoup de sagesse, par son entraîneur après des mois de fâcherie.

Au contraire, le message d’Alex Ferguson, qui avait évidemment mis en garde ses hommes contre tout relâchement, n’a pas été entendu. Echaudés par leur défaite à Wigan (1-0), les « Red Devils » n’auraient jamais dû encaisser deux buts dans les sept dernières minutes à Old Trafford face à Everton (4-4) la semaine dernière.

L’affrontement a failli tourner au vinaigre lundi au bord du terrain du derby de Manchester, lorsque les deux entraîneurs ont eu une vive altercation verbale à propos d’une décision d’arbitrage, accompagnée de quelques gestes de la main peu aimables.

Ni la victoire ni ce petit incident n’ont poussé Mancini à changer d’attitude. « United a toujours un petit avantage selon moi », a-t-il dit contre toute évidence, même si son équipe, en tête au goal-average, doit encore disputer un match difficile à Newcastle dimanche prochain.

Il n’a pu réprimer, toutefois, un petit sourire de satisfaction. On ne triomphe pas tous les jours d’un des plus prestigieux entraîneurs de l’histoire.

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