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Le maire de Paris veut perpétuer la mémoire du marocain Brahim Bouarram « tué parce qu’il était arabe »

Le maire de Paris veut perpétuer la mémoire du marocain Brahim Bouarram « tué parce qu’il était arabe »
Dernière mise à jour le 01/05/2012 à 11:06

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a réitéré mardi l’engagement de sa ville à perpétuer la mémoire du Marocain Brahim Bouarram, « tué parce qu’il était arabe » et jeté dans la Seine par des skinheads du Front national (FN-extrême droite française) au cortège du 1er Mai 1995.

« Qu’il y ait élection ou pas, chaque année je viens commémorer sa mémoire, parce que je veux que la France soit un pays de valeurs, d’humanisme, et dans la France que j’aime il ne peut pas y avoir quelqu’un à qui on s’attaque et pire que l’on tue en raison de son identité », a confié à la MAP le maire socialiste à l’occasion de la traditionnelle cérémonie d’hommage organisée par sa mairie à la mémoire du défunt.

Accompagné notamment du fils de Brahim Bouarram, Said (26 ans), M. Delanoë a déposé une gerbe de fleurs au pied d’une plaque commémorative de la disparition du défunt sur le Pont du Carrousel à Paris, d’où il a été jeté par ses meurtriers dans le fleuve parisien.

« A la mémoire de Brahim Bouarram, 1965-1995, victime du racisme, assassiné en ces lieux le 1-er mai 1995″, lit-t-on sur la plaque voulue par le maire de Paris pour souligner l’engagement de sa ville et de ses habitants contre le racisme et la discrimination.

« J’ai voulu mettre cette plaque pour qu’on n’oublie jamais Brahim Bouarram qui a été assassiné et jeté à la seine par des fascistes, parce qu’il était arabe », a expliqué M. Delanoë qui se bat pour unir la société française autour des valeurs républicaines.

« La société française est grande, forte et soucieuse de l’égalité entre tous, quelle que soit notre origine, notre religion, notre identité personnelle », a ajouté le maire qui tient toujours à associer le fils de Brahim Bouarram à cette cérémonie.

Emu, Said s’est dit reconnaissant de l’engagement du maire à honorer la mémoire de son père et de sa solidarité avec sa famille.

« C’est toujours triste d’évoquer l’assassinat de mon père, mais le fait de me retrouver ici avec des gens aussi engagés pour la lutte contre le racisme est réconfortant », a confié à la MAP le fils du défunt qui avait neuf ans au moment du drame.

Brahim Bouarram, âgé de 29 ans au moment des faits, se promenait tranquillement près du fleuve traversant Paris quant il a été agressé par des jeunes nazillons sortis du cortège du FN, avant d’être jeté à la Seine où il a péri par noyade.

La cérémonie honorant sa mémoire a été suivie d’un rassemblement organisé, à l’appel de différentes associations de défense des droits des migrants et de lutte contre la xénophobie en France, pour « rendre hommage à Brahim Bouarram et à toutes les victimes du racisme ».

Ce rassemblent qui intervient en pleine période électorale pour la présidentielle a été notamment une occasion pour dénoncer « les discours et les lois xénophobes qui mettent en danger les étrangers en France et discriminent les citoyens selon leurs origines ou leurs croyances ».

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