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Crise et Prix Nobel d’économiques : A quel saint se vouer?

Crise et Prix Nobel d’économiques : A quel saint se vouer?
Dernière mise à jour le 07/05/2012 à 16:29

Face à la crise qui secoue les économies, je me sens un peu perdu. Je recherche alors sur le web l’avis d’experts financiers. Très rapidement, les théories se multiplient et se bousculent sans nous donner d’issue. Les sciences économiques ne sont finalement pas très exactes. Depuis que les prix Nobel existent, plusieurs experts ont été primés pour leurs travaux. Pourtant souvent, ils remettaient en question ceux de leurs prédécesseurs.

Paul Samuelson, adepte de Keynes, reçut le prix Nobel en 1970. En 1974, Friedrich Hayek s’opposait à Keynes et recevait le prix Nobel, tout en rejetant le monétarisme. En 1976, Milton Friedman rejetait les théories de Keynes, s’opposant à Friedrich Hayek et développant une théorie monétariste pour recevoir à son tour le prix Nobel. En 1980, c’est un Keynésien qui était nobélisé, Lawrence Klein. En 1983, c’est un économiste néoclassique, Gérard Debreu qui recevait le prix Nobel en proposant des concepts encore différents des précédents…

Après de nombreuses lectures des propositions des uns et des autres, on ne sait plus ce qu’il faut faire face à la crise actuelle. Faut-il couper les dépenses brutalement et adopter des budgets d’austérité, ou bien faut-il faire marcher les planches à billet et lancer des chantiers de travaux, ou bien combiner les deux solutions?

Dans tous les cas, quelle que soit la solution adoptée, vous trouverez toujours un prix Nobel qui vous dira le contraire.

Finalement, la gestion de l’économie nationale ressemble beaucoup à la confection d’une mayonnaise. Il faut injecter les mesures économiques dont on dispose, progressivement dans le bol social, battre continuellement le contenu jusqu’à obtenir un mélange onctueux et bien homogène.

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