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Berlin : Merkel ferme sur les questions d’austérité et de croissance

Berlin : Merkel ferme sur les questions d’austérité et de croissance
Dernière mise à jour le 07/05/2012 à 13:51

Le président français élu François Hollande sera certes accueilli à bras ouvert lors de sa première visite en Allemagne, qui aura lieu après la passation de pouvoir, a dit Mme Merkel lors d’une conférence de presse. Elle a ajouté: “nous travaillerons bien et de façon intensive ensemble”, lors d’une conférence de presse à Berlin.

Le pacte budgétaire européen n’est pas renégociable

Angela Merkel s’est par contre montrée inflexible sur le pacte budgétaire européen, auquel M. Hollande veut adjoindre un volet de croissance.

“Le pacte budgétaire n’est pas négociable”, a martelé la chancelière conservatrice, qui soutenait le président sortant Nicolas Sarkozy, répétant un message déjà transmis un peu plus tôt par son porte-parole Steffen Seibert.

“Il n’est pas possible de tout renégocier après chaque élection car dans ces conditions, l’Europe ne fonctionne plus.”

Angela Merkel

Elle a ainsi jugé que si le pacte était renégocié à la demande de la France, la Grèce pourrait demander à renégocier aussi le plan d’austérité auquel elle est soumise en échange de l’aide internationale.

Pacte budgétaire européen

Signé le 2 mars à Bruxelles par 25 des États membres de l’Union européenne, Le pacte instaure des sanctions quasi automatiques en cas de dérapages des déficits publics et prévoit notamment un déficit structurel d’un niveau maximal de 0,5% du PIB, un déficit public maximum de 3% du PIB et une dette globale ne dépassant pas 60% du PIB.

Vers une croissance par des réformes structurelles

En ce qui concerne la discussion sur la croissance engagée notamment par M. Hollande, le porte-parole Steffen Seibert avait mis les choses au point: l’Allemagne ne veut pas d’une croissance par des déficits, mais d’une croissance par des réformes structurelles.

En clair, il n’est pas question pour le gouvernement Merkel d’encourager en Europe des politiques de relance, mais de promouvoir la voie choisie par l’Allemagne et les réformes douloureuses du marché du travail mises en place par l’ancien chancelier Gerhard Schröder.

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