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Exportations des produits de la mer : baisse de 9% en valeur en 2011

Exportations des produits de la mer : baisse de 9% en valeur en 2011
Dernière mise à jour le 08/05/2012 à 13:56

Les exportations marocaines des produits de la mer ont atteint près de 11,7 milliards de dirhams (MMDH) en 2011, soit une baisse de 9 pc en valeur, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Economie et des finances.

Ce recul intervient suite à la baisse du volume de la production halieutique, dont notamment la production des pélagiques, explique une étude de la DEPF publiée sur le portail électronique du ministère.

En termes de structure, ces exportations sont assurées essentiellement par trois principales formes de produits, à savoir le congelé avec 41 pc, les conserves et semi-conserves (38 pc) et le frais (13 pc).

Par ailleurs, seuls quatre produits comptent pour 77 pc des exportations, en l’occurrence les céphalopodes congelés avec 27 pc, les conserves de pélagiques composées essentiellement de la sardine (37 pc), le poisson frais portant essentiellement sur le poisson blanc et les autres poissons (8 pc) et les crustacés congelés portant principalement sur les crevettes décortiquées (6 pc).

Les produits de la mer marocains sont exportés pour une grande part vers l’UE avec 77 pc de la valeur totale des exportations des produits de la mer pendant la période 2008-2011, relève la même source. L’Afrique constitue actuellement le deuxième plus important marché avec 11 pc du total exporté, place occupée auparavant par l’Asie.

L’étude note également une concentration sur le marché japonais où le congelé représente 76 pc de la valeur totale des exportations de produits de la mer vers l’Asie.

Au niveau du marché européen, l’Espagne vient en tête avec près de 46 pc de la part des exportations totales destinées à l’UE, suivie de l’Italie (16 pc).

Sur le marché de l’Afrique et du Moyen Orient, les exportations marocaines, qui concernent exclusivement les conserves de sardines, se limitent au Nigeria, à la Syrie et à l’Angola, avec des parts de marché qui fluctuent d’une année à l’autre.

Afin de renforcer la contribution de ce secteur à l’export, l’étude recommande de s’inspirer des expériences étrangères pour proposer les mesures, notamment, d’ordre organisationnel et commercial.

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