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Liban : nouveaux heurts meurtriers à Tripoli, la grande ville du nord

Liban: nouveaux heurts meurtriers à Tripoli, la grande ville du nord
Dernière mise à jour le 13/05/2012 à 18:19

Les heurts se poursuivaient dimanche soir à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, entre partisans et adversaires de la révolte en Syrie voisine, faisant sept nouveaux blessés malgré un accord pour déployer l’armée, a constaté un correspondant de l’AFP.

Leur intensité a toutefois faibli à l’issue d’un week-end, durant lequel trois personnes ont trouvé la mort et 17 ont été blessées à Tripoli, où le Premier ministre Najib Mikati a rencontré en fin d’après-midi des responsables politiques, des services de sécurité et religieux.

A l’issue de cette réunion, il a été convenu de déployer l’armée dans tous les quartiers touchés par les affrontements mais les échanges de tirs qui se poursuivaient ont fait sept nouveaux blessés, dont une femme et un enfant, selon une source au sein des services de sécurité.

Depuis samedi, des heurts confessionnels opposent habitants de Bab el-Tebbaneh, quartier à majorité sunnite et hostile au régime syrien, et de Jabal Mohsen, alaouite et sympathisant du régime de Bachar al-Assad.

L’armée tentait toujours dimanche soir de s’y déployer, tandis que de nombreux habitants fuyaient toujours les violences.

Le matin, un homme a péri à Bab el-Tebbaneh, après la mort samedi soir d’un habitant d’un autre quartier sunnite, celui de Kobbé.

Dans un incident séparé, un officier de l’armée a été abattu, selon une autre source des services de sécurité, par un tireur embusqué, après des échanges de tirs samedi soir entre l’armée et des islamistes réclamant la libération d’un des leurs soupçonné de « terrorisme » par les autorités.

Une centaine de jeunes islamistes avaient dressé samedi un camp à l’entrée sud de Tripoli et planté des drapeaux noirs sur lesquels était écrite la profession de foi musulmane, ainsi que des drapeaux de l’indépendance syrienne, symbole de la rébellion dans ce pays.

Ils poursuivaient dimanche ce sit-in réclamant la libération de Chadi al-Mawlawi, 27 ans, arrêté selon les autorités pour « lien avec une organisation terroriste ». Les manifestants ont de leur côté affirmé que M. Mawlawi était un sympathisant de la révolte en Syrie.

« Nous ne lèverons pas le camp avant que mon frère ne soit libéré », avait déclaré samedi à l’AFP Nizar al-Mawlawi, frère de Chadi al-Mawlawi.

Des tirs ont ensuite éclaté lorsque ces jeunes, également hostiles au régime syrien, ont tenté de s’approcher d’un bureau du Parti social nationaliste syrien (PSNS), une formation libanaise pro-Assad.

Les autorités syriennes ont à plusieurs reprises affirmé que des armes et des combattants passaient clandestinement depuis le Liban pour venir en aide aux rebelles qui cherchent à renverser le régime Assad, après 14 mois de révolte réprimée dans le sang.

Le Liban est divisé entre l’opposition, soutenue par Washington et l’Arabie saoudite et hostile au régime syrien, et le camp du Hezbollah qui domine le gouvernement et qui est appuyé par Damas et Téhéran.

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