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Amoncellement des ordures ménagères à Rabat : La gestion déléguée remise en cause

Amoncellement des ordures ménagères à Rabat : La gestion déléguée remise en cause
Dernière mise à jour le 16/05/2012 à 11:01

La gestion déléguée des ordures ménagères à Rabat est de nouveau remise en cause suite à l’amoncellement des déchets dans les artères de la capitale envahies depuis une semaine par des détritus. En cause, des problèmes liés à l’application des cahiers de charges pour l’entreprise Veolia, en charge de la collecte et du traitement des déchets dans les arrondissements de Yacoub Al Mansour et Hassan, et les revendications salariales de la société Tecmed chargée de la collecte et du traitement des déchets dans les arrondissements de Youssoufia, Souissi et l’Agdal-Ryad.

Depuis 2008, trois entreprises -Veolia, Tecmed et Sita- sont en charge de la collecte et du traitement des déchets ménagers et solides dans la municipalité de Rabat dans le cadre d’une convention d’une durée de six ans renouvelables. Face à cette situation, la question de la gestion déléguée des déchets de la ville de Rabat se trouve au creux de la vague, d’où la nécessité d’une révision des cahiers de charges.

Qualifiant la situation d’inquiétante, plusieurs élus au conseil communal de la ville de Rabat ont estimé que le mode de gestion déléguée du secteur de l’assainissement a montré ses limites.

Un nouvel accord en vue

Dans une déclaration à la MAP, le vice-président du conseil communal de la ville de Rabat en charge du dossier de l’assainissement, Abdelmounim Madani, a indiqué que la situation au niveau des artères de la capitale est le résultat de dysfonctionnements dans les cahiers de charges, incompatibles avec la convention-cadre signée entre le conseil communal et ces entreprises du fait qu’elles ne contiennent que des engagements contractuels et non contraignants.

45 MDH

L’interférence des prérogatives des services de la Wilaya et du conseil communal a contribué à l’échec de cette expérience, a-t-il reconnu, ajoutant que le montant des pénalités enregistrées à l’encontre de ces entreprises s’élève à près de 15 millions DH alors que leurs recettes annuelles pour chacune des ces sociétés s’élèvent à près de 45 millions DH.

M. Madani a, par ailleurs, souligné que le conseil, dans le cadre de la recherche d’un nouveau cadre contractuel clair élaboré en collaboration avec le bureau d’étude relevant de la GTZ et le département de l’environnement, a préparé un accord avec des engagements clairs présenté aux services de la Wilaya en tant qu’alternative visant à régler la question de la de gestion déléguée.

Les limites

Dans une déclaration similaire, un responsable de la Wilaya, a lié, pour sa part, l’échec de la gestion déléguée à trois principaux facteurs: les cahiers de charges ne contenant pas toutes les conditions requises, l’absence d’un contrôle continu et le retard enregistré dans le paiement des droits des entreprises chargées de la gestion déléguée.

Pour leur part, ces entreprises se doivent d’assumer pleinement leur responsabilité notamment les problèmes des salariés, le manque de matériel et le non-respect des normes de collecte des déchets.

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