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Birmanie : Obama nomme un ambassadeur, restrictions américaines allégées

Birmanie: Obama nomme un ambassadeur, restrictions américaines allégées
Dernière mise à jour le 17/05/2012 à 20:09

Le président Barack Obama a nommé jeudi un ambassadeur en Birmanie et les Etats-Unis vont lever certaines restrictions aux investissements, deux décisions qui témoignent de l’amélioration des relations entre Washington et ce pays engagé dans des réformes.

« Aujourd’hui marque le début d’un nouveau chapitre dans les relations entre les Etats-Unis et la Birmanie », a affirmé M. Obama dans un communiqué, peu après que la Maison Blanche eut annoncé la nomination de Derek Mitchell, jusqu’ici émissaire spécial pour la Birmanie, au poste d’ambassadeur.

S’il obtient la confirmation du Sénat, M. Mitchell deviendra le premier diplomate américain à occuper ce poste depuis plus de 20 ans. Washington avait rappelé son ambassadeur après la répression par la junte militaire d’un soulèvement populaire en faveur de la démocratie en 1988.

Parallèlement, les Etats-Unis ont décidé de lever certaines restrictions aux investissements pour encourager les réformes.

« Nous permettrons certains types d’investissement dans les services financiers afin de permettre aux entreprises de faire des affaires en Birmanie », a déclaré à l’AFP un haut responsable américain.

« Il s’agit d’une reconnaissance des progrès (effectués), il s’agit d’une reconnaissance du fait qu’ouvrir davantage la porte à des échanges économiques entre nos deux pays est important pour soutenir les réformateurs », a ajouté ce responsable sous couvert de l’anonymat.

Plus tôt jeudi, M. Obama avait annoncé avoir reconduit pour au moins un an le cadre juridique des sanctions contre la Birmanie en soulignant que les réformes engagées étaient encore à l’état « embryonnaire ».

« Le gouvernement birman a fait des progrès dans de nombreux domaines, dont la libération de centaines de prisonniers politiques, le fait de discuter de cessez-le-feu avec plusieurs groupes ethniques armés ainsi qu’avec le principal groupe d’opposition en faveur de la démocratie », a noté M. Obama.

Cependant, « l’ouverture politique est embryonnaire, et nous continuons à être inquiets, notamment au sujet des prisonniers politiques qui subsistent, des conflits en cours, et de graves violations des droits de l’homme » vis-à-vis de certaines ethnies, a encore précisé le président.

De son côté, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a affirmé que les Etats-Unis souhaitaient « à la libération des prisonniers politiques » restants, lors d’une conférence de presse à Washington avec son homologue birman Wunna Maung Lwin.

Selon le responsable précité, les Etats-Unis souhaitent maintenir le cadre général des sanctions pour encourager les réformes, et pouvoir agir rapidement en cas de « rétropédalage » du gouvernement birman.

L’opposante Aung San Suu Kyi s’est dite prête cette semaine à accepter une suspension des sanctions contre son pays mais a averti que les changements politiques et les signes d’ouverture du régime ne sont pas « irréversibles ».

Le gouvernement qui a succédé à la junte en mars 2011, mais demeure contrôlé par les militaires, a multiplié les signes d’ouverture et permis des progrès en matière de droits de l’homme et de démocratie. L’un des signes de cette ouverture a été l’élection au parlement de Mme Suu Kyi, qui avait été placée de longues années en résidence surveillée.

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