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Période fertile pour le cinéma brésilien, sous les projecteurs à Cannes

Période fertile pour le cinéma brésilien, sous les projecteurs à Cannes
Dernière mise à jour le 17/05/2012 à 14:30

Le cinéma brésilien, objet d’un hommage lors du Festival de Cannes qui s’ouvre mercredi, est en plein boum avec la production d’une centaine de films par an et une plus grande visibilité internationale.

« Le cinéma brésilien traverse une période fertile de grande diversité. Nous produisons près de 100 films par an et nous occupons une partie importante de notre marché« , s’est félicité le cinéaste Caca Diegues, 72 ans, dans une interview à l’AFP.

Ce pionnier du « Cinema Novo » des années 60, un mouvement qui a réformé la production brésilienne sous les contraintes de la dictature, présidera la Caméra d’or, un prix qui récompense de jeunes artistes au talent prometteur.

Cannes a sélectionné pour sa 65e édition le film d’un réalisateur brésilien, Walter Salles, qui n’a cessé d’entretenir le dialogue avec le Cinema Novo. Il est en compétition avec On the road (Sur la route), sa version du célèbre récit de Jack Kerouac, une des icônes de la génération beat et des années 1960.

Walter Salles a joué la carte de l’internationalisation, alors que le nationalisme imprégnait le Cinema Novo.

« Il est important que le cinéma aujourd’hui soit pluriel, à la différence de l’époque du Cinema Novo quand il y avait une polarisation thématique parce que nous devions combattre la dictature et montrer la réalité d’un Brésil que la censure voulait cacher« , a déclaré à l’AFP Nelson Pereira dos Santos, 84 ans.

Ce réalisateur est attendu à Cannes pour un hommage et il y présentera un documentaire sur la Bossa Nova, La Musique selon Tom Jobim, consacré à l’un des créateurs de ce courant musical.

Des courts métrages comme Os Mortos Vivos d’Anita Rocha da Silveira, des co-productions et des classiques comme Xixa da Silva (1976) de Caca Diegues ou A Opera do Malandro (1986) de Ruy Guerra figurent également dans cette 65e édition du plus prestigieux festival de cinéma.

« Je trouve que nous devrions avoir plus de films seclectionnés officiellement. Mais la présence de Walter Salles dans la compétition et celles de courts métrages dans la sélection officielle, ainsi que l’hommage à Nelson (Pereira dos Santos) et la projection de trois classiques, représentent un geste très spécial envers notre cinématographie« , a estimé Caca Diegues, le réalisateur brésilien qui a eu le plus de films concourrant pour la Palme d’Or.

La production de films brésiliens est passée au cours de la dernière décennie de 30 en (2002) à 99 en 2011, selon les données officielles.

Pour Joao Guilherme Barone, professeur et expert en cinéma à l’Université PUC-RS, le cinéma brésilien a réussi à être plus productif, à se diversifier et à nationaliser une grande partie de sa distribution qui était dominée par les entreprises étrangères dans la période.

« De 2004 à 2009, le nombre de distributeurs brésiliens a augmenté de 200%. Aujourd’hui 73% du cinéma local est lancé par des distributeurs brésiliens« , a-t-il souligné.

Les recettes ont grimpé également et ont atteint 82 millions de dollars en 2011 après un record de 111 millions en 2010 avec des succès au box office comme Troupe d’élite II.

Pour Ilda Santigao, directrice du Festival de Rio et représentante de Cannes au Brésil, l’hommage au Brésil traduit la reconnaissance de l’importance de l’industrie cinématographique.

Pour elle, cet hommage « donne de la visibilité à tous les projets et ouvre les portes pour l’avenir« .

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