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Gloria Gaynor : « J’adore ce pays et j’adore y revenir pour passer du bon temps »

Gloria Gaynor : « J’adore ce pays et j’adore y revenir pour passer du bon temps »
Dernière mise à jour le 18/05/2012 à 11:34

Découverte lors d’un passage au célèbre Wagon Wheel de New York au début des années 70, qui aurait cru à l’époque que cet enfant pauvre du New Jersey allait révolutionner le monde la musique. Et pourtant, la grande Gloria Gaynor, la légendaire Disco Queen n’a eu de cesse depuis de faire danser plusieurs générations sans jamais passer de mode !
Cette diva au talent immense est aussi impressionnante sur scène qu’au naturel. Sa voix douce contraste avec ses envolées lyriques, ses fous rires contagieux, sa terrible énergie. Avec elle, tout semble relatif, y compris le temps. Rencontre avec une femme de poigne à la générosité débordante, reine d’un royaume où la fièvre du disco est roi !

Bonjour Gloria, tout d’abord bienvenue au Maroc. Il paraît que vous êtes une habituée ?

Tout à fait ! J’adore ce pays et j’adore y revenir pour passer du bon temps, profiter des belles spécialités marocaines, comme la nourriture qui y est fabuleuse. Sincèrement, comment arrivez-vous à trouver de si belles saveurs ! Votre thé à la menthe par exemple, c’est un vrai délice ! A chaque fois que je viens, j’en rapporte toujours avec moi, et je me régale à le préparer à la maison.

Et bien, nous avons à faire à une vraie fan du pays ! Quand est ce que vous venez vous installer ?

Il ne faut jamais dire jamais ! (Rires).

C’est justement ce que vous avez dû vous dire le jour où vous avez tenté le pari fou de lancer un nouveau genre musical, le disco. Quel effet cela fait d’être précurseur ?

Je me sens bien ! Je veux dire par là que le fait d’initier des gens à un sentiment positif qu’est la musique, ça n’est que du bonheur. Voir autour de moi autant d’émulation ça a un effet très stimulant. On peut même dire que le disco est le meilleur antistress que j’ai pratiqué. Ca m’a beaucoup apporté, et j’espère qu’il a eu cet effet grandiose sur toutes les personnes qui écoutent ma musique.

Ca en fait du monde ! Après plus de 30 années de carrière, 17 albums au compteur, quel regard portez-vous sur votre carrière de chanteuse ?

Pour être tout à fait honnête je suis heureuse du chemin parcouru. Au début de ma carrière, j’avais un peu de mal à maitriser l’essor rapide de mon succès. C’est allé tellement vite ! Je n’avais aucune idée de comment me promouvoir, et je n’ai pas toujours fait les meilleurs choix, surtout au niveau de mes producteurs. Vous savez j’ai appris à faire de la musique seule, sans école ni formation si ce n’est celle de la vie. Alors aujourd’hui, quand je regarde en arrière, je réalise que toutes ces épreuves m’ont surtout permis de me construire et de devenir qui je suis aujourd’hui. Je ne regrette rien, bien au contraire, j’aurais voulu faire plus !

Que répondez-vous à ceux qui proclament que le disco est mort ?

Qu’il ne peut pas mourir ! Le disco se nourrit des gens, et tant qu’il y aura des personnes qui l’écoutent, il vivra. C’est avant tout une émotion, un bonheur en commun qu’on partage, et dont le monde aurait du mal à se passer. Au contraire, moi je dirais que le disco est de retour, et en grande forme même !

Justement, vous en pensez quoi de la jeune relève qui suit vos pas ?

Plutôt du bien. Mais vous savez, c’est comme partout, il y a du bon, du moyen, du mauvais, voire du très mauvais. Puis il y a le très bien. Et là on regrette pas d’avoir attendu pour entendre ça. Je dis souvent que les étoiles brillent toujours. On ne peut pas les éteindre.

« Je suis toujours ravie et honorée quand je suis invitée dans un pays où la musique est un langage ». 
Gloria Gaynor lors de sa conférence hier matin à la Villa des Arts

S’y rendre

19:30 au Théâtre National Mohammed V (P)

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