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Point de vue : La première Botola Pro échappe aux grosses écuries

Point de vue : La première Botola Pro échappe aux grosses écuries
Dernière mise à jour le 21/05/2012 à 15:42

La première saison professionnelle du championnat national de football, ou Botola Pro, rendra son verdict le week-end prochain et une fois n’est pas coutume, les grosses écuries ne seront pas de la fête du sacre. Ni le Raja, ni le Wydad de Casablanca, ni les FAR, ni le Moghreb de Fès ne seront champions, le titre va se jouer entre le FUS de Rabat et le Moghreb de Tétouan, deux formations qui n’ont jamais été titrées en championnat.

La première édition de la Botola professionnelle couronnera un club champion du Maroc, qui n’a jamais goûté aux fastes de la première marche du podium du championnat national de football. Et, cerise sur le gâteau, le champion en titre sera le premier club de l’ère professionnelle de notre football national, à soulever le trophée. FUS ou MAT? Le vainqueur du duel qui les opposera, ce week-end, entrera dans l’histoire.

Autre histoire dans cette nouvelle page de l’histoire de la Botola Pro: les grosses écuries ont été coiffées au poteau par des clubs aux budgets beaucoup moins importants. Beaucoup moins que le FUS, le MAT, qui sera forcément sur le podium (champion ou vice-champion) est un club à petit budget qui a connu d’énormes difficultés financières à la fin de la saison dernière et au début de cette année. S’il est titré ce week-end, ça sera la consécration d’une équipe qui a su miser sur son jeu pour sortir du lot et non sur son budget pour s’attacher les services de joueurs ou de coach onéreux, qui ne font pas forcément le job.

Quoique n’ayant pas une dent contre les entraîneurs étrangers qui apportent beaucoup au football national, une victoire du FUS ou du MAT récompenserait les talents locaux, sur lesquels il faudra miser dans la nouvelle version de la Botola.

Le Raja et le WAC ont parié sur des coachs étrangers, ce qui a freiné leur course au titre, à l’intersaison – ce qui n’explique pas tout sur leur parcours en championnat – tandis que les deux clubs au sommet de la Botola ont parié sur l’expertise locale qui a démontré, une fois de plus que la professionnalisation doit se faire avec elle car elle en a le talent.

La Botola Pro doit se faire avec et au service de tous les acteurs locaux qui œuvrent dans le football: entraîneurs, joueurs, formateurs, arbitres… C’est comme cela qu’on développe son football national, c’est comme cela qu’un pays devient un vivier de footballeurs. Et la leçon devrait servir également aux grosses écuries et à la Fédération royale marocaine de football qui pilote la professionnalisation du sport national numéro un.

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