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Gabon : nouveaux heurts entre étudiants et force de l’ordre à Libreville

Gabon: nouveaux heurts entre étudiants et force de l’ordre à Libreville
Dernière mise à jour le 24/05/2012 à 21:26

De nouveaux heurts ont eu lieu jeudi entre forces de l’ordre et étudiants de l’Université Omar Bongo de Libreville (UOB) qui réclament notamment le paiement de leurs bourses depuis janvier.

Etudiants et forces de l’ordre ont échangé pierres et grenades détonantes ou lacrymogènes à l’intérieur du campus en milieu de journée, a constaté un journaliste de l’AFP qui a assisté à une interpellation.

Des échauffourées ont également eu lieu à l’extérieur du campus, atteignant le Boulevard Triomphal où se situent de nombreuses institutions (Assemblée nationale, Sénat, Mairie, ministères) ainsi que le quartier de Nkembo.

Dans ce quartier populaire, une grenade lacrymogène tombée dans une école primaire à la sortie des classes a provoqué une panique chez les enfants qui ont du être évacués, a dit à l’AFP, la directrice de l’école Malaïka. Il n’y a pas eu de blessés, a-t-elle précisé.

Selon un représentant étudiant joint au téléphone, 4 étudiants ont été arrêtés et un autre, blessé, n’avait pu être évacué en raison de la présence des forces de l’ordre qui encerclaient l’université.

Mercredi à Franceville dans l’est du Gabon, des heurts entre étudiants de l’Université des sciences et techniques de Masuku (USTM) et forces de l’ordre s’étaient également produits alors que les forces de sécurité tentaient de libérer l’entrée du campus bloquée depuis lundi par les étudiants pour contester l’exclusion de 74 d’entre eux ainsi que certaines notes. Selon le rectorat seuls quatre étudiants non-inscrits seraient concernés et non 74.

Mardi, le ministre de l’Education Séraphin Moundounga a reçu 25 étudiants de l’UOB et des responsables de l’université appelant « les uns et les autres à privilégier la raison. Que la quiétude et la tranquillité puissent revenir au sein de l’UOB. »

Jeudi soir, le premier ministre Raymond Ndong Syma a réagi, demandant a son cabinet le « lancement d’une concertation avec l’ensemble des parties prenantes », parmi lesquelles les étudiants, responsables de l’administration et syndicats d’enseignants.

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