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7ème journée du Festival Mawazine : Pluie de stars

7ème journée du Festival Mawazine : Pluie de stars
Dernière mise à jour le 25/05/2012 à 0:11

Avalanches de stars pour les adultes, magie des troupes de rue pour les enfants, Mawazine a une nouvelle fois enchanté son public venu en nombre à la découverte des musiques du monde. Attendu depuis des jours par les festivaliers, c’est le concert de Scorpions qui a créé l’événement à l’OLM Souissi. Des événements, il y en a aura encore pleins d’autres. Aujourd’hui, ne ratez pas l’homme au 35 millions d’albums, Lenny Kravitz ou encore la légende africaine Manu Dibango…pour ne parlez que d’eux !

Ovationnés avant même leur entrée sur scène, les membres du groupe Scorpions ont été accueillis par des cris de joie et une foule euphorique. « Salam ! Nous sommes ravis d’être là pour la première fois !  » a déclaré en arabe le chanteur Klaus Meine.

Le ton est donné

Chaque tube a été repris par des dizaines de milliers de personnes dans une ambiance survoltée. Au bout, un show de légende digne des plus grands concerts mondiaux qu’aucune des personnes présentes n’oubliera.

Au même moment, c’est sur la scène du Bouregreg, fief de la musique africaine, que le groupe Freshly Ground a électrisé la foule. En provenance d’Afrique du Sud, la formation a insufflé une énergie pétillante teintée de pop, de jazz et de rock, le tout sur fond de rythmes traditionnels. Un cocktail magnifié par la voix de Zolani Mahola, la jeune et charismatique chanteuse. « Nous sommes très heureux d’être parmi vous ce soir ! », a-t-elle confié, émue par l’accueil chaleureux du public.

Auparavant, les festivaliers ont savouré la prestation sensuelle et pleine de charme de la Tunisienne Amina au Théâtre Mohammed V. Figure de la musique world, la chanteuse a livré un répertoire comprenant ses dernières chansons ainsi que ses plus grands tubes. « Je suis très contente’ de me produire au Maroc devant un public aussi chaleureux », a-t-elle expliqué, saluée par ses fans tout au long d’un concert longuement applaudi.

Hommage en famille

Sur la scène de Salé, Hamdallah Rouicha a rendu un hommage émouvant àson regretté père Mohamed Rouicha. Jouant du même instrument, l’Outar, le musicien de génie a interprété le patrimoine musical amazigh cher à son mentor et devant un public fasciné par sa virtuosité. Plus tôt, Inerzf, Mimoun Rafrouaa et Ammouri Mbarek ont fait danser la foule aux sons d’une musique à la rythmique contagieuse.

Plus à l’est, c’est l’Egypte et le Liban qui ont attiré les festivaliers à l’espace Nahda. Véritable star à Beyrouth, Melhem Zein a livré un show mémorable, envoûtant l’assistance avec sa voix de velours et son timbre reconnaissable entre tous. De son côté, la vedette égyptienne Angham est restée fidèle à elle-même, offrant une incroyable prestation scénique, ses chansons ayant été longuement reprises en chœur par ses fans.

De Palestine en Iran

Habitué du Maroc, le Palestinien Kamal Slimane a lui aussi comblé son auditoire. Il a présenté un répertoire varié regroupant chansons du tarab et musiques régionales. A la clé : un voyage dans un patrimoine riche d’influences orientales et occidentales.

Au Chellah, c’est un autre voyage dans le temps et dans l’espace que le groupe Niyaz a offert au public. Fusionnant poésie soufie, répertoires traditionnels iraniens et transe électronique, la formation a réalisé une performance magistrale, emmenée par la chanteuse iranienne Azam Ali dont la voix sublime a littéralement fasciné les spectateurs.

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