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Le patron d’Apple promet toujours plus d’innovations et s’intéresse à la TV

Le patron d’Apple promet toujours plus d’innovations et s’intéresse à la TV
Dernière mise à jour le 30/05/2012 à 6:53

Le patron d’Apple Tim Cook a promis mardi de continuer à pousser la culture d’innovation permanente et d' »excellence » qui fait selon lui l' »ADN » du groupe californien, et il a évoqué le travail du groupe dans le domaine de la télévision.

« Depuis des années, et cela ne va pas changer, Apple s’est concentré sur l’innovation », a promis M. Cook qui participait à son premier événement public depuis qu’il a pris les rênes du groupe en août, en ouverture de la prestigieuse conférence annuelle du site d’informations All Things Digital à Rancho Palos Verdes (Californie).

« La créativité coule à flots, nous préparons des choses incroyables », a assuré M. Cook, qui est devenu directeur général deux mois avant la mort du fondateur et légendaire patron d’Apple Steve Jobs, dont il a évoqué à plusieurs fois le souvenir, avec émotion et admiration.

« Je n’ai jamais vu des choses comme celles dont je ne peux pas parler aujourd’hui », a-t-il dit en riant, déclinant fermement de lever le voile sur les nouveautés en préparation. « Nous allons présenter des trucs formidables, vous allez adorer », a-t-il encore assuré comme pour faire monter l’attente.

Apple pourrait faire des annonces le 11 juin, à l’ouverture de la conférence annuelle des développeurs créant des programmes adaptés à ses systèmes.

Poussé par ses interviewers, M. Cook a reconnu qu’Apple continuait à s’intéresser à la problématique de la télévision, selon lui un domaine dont « beaucoup de gens diraient qu’ils ne sont pas satisfaits », alors que pour l’instant le groupe se contente de produire un boîtier connecté à internet aux possibilités encore limitées.

« C’est un domaine qui présente un intérêt intense pour nous », a dit M. Cook. « Nous allons continuer à tirer la pelote et voir où cela nous amène », a-t-il ajouté, sans toutefois dire si prochainement un téléviseur pourrait porter la marque à la pomme croquée.

Le mois dernier l’analyste Peter Misek, chez Jefferies, avait affirmé que l’amélioration des perspectives des industriels travaillant dans le domaine des écrans « pourrait partiellement s’expliquer par de premières fabrications d’iTV ».

Evoquant la mort de Steve Jobs, M. Cook a relevé, sans cacher son émotion, qu’elle avait marqué « le jour le plus triste de (sa) vie ».

Il a raconté que vers la fin de sa vie, son mentor lui avait fait promettre de ne « jamais » prendre de décisions en se référant à ce que lui, Steve Jobs, aurait fait, comme c’était arrivé au groupe Disney, longtemps paralysé après la mort du fondateur Walt Disney.

« Il m’a regardé de son regard intense et il m’a demandé de ne jamais faire ça, de seulement faire ce qu’il faut ».

« Steve était un génie et un visionnaire », a-t-il ajouté, mais « je n’ai jamais pensé que mon rôle était de le remplacer ».

M. Cook, qui a dans son bureau des photos de Martin Luther King et de Robert Kennedy, le frère et ministre de la Justice du président John Kennedy, a notamment marqué une rupture par rapport à la gestion à la Steve Jobs en annonçant en mars le versement d’un dividende aux actionnaires, pour la première fois depuis 1995.

Il a aussi mis en place un programme philanthropique par lequel le groupe double toutes les contributions caritatives de ses employés.

Ce spécialiste de l’exploitation et des chaînes logistiques a aussi indiqué qu’à la différence de Steve Jobs, « qui consacrait virtuellement tout son temps au marketing et au design », il se consacrait à « beaucoup de domaines » de la gestion.

Mais il y a une chose pour laquelle il a fait voeu de prolonger et même intensifier une des marques de fabrique de la gestion de Steve Jobs: le culte du secret entourant les nouveaux produits du groupe. « Nous doublons la mise sur le secret! », a-t-il lancé.

Parmi les autres éléments de la culture Apple héritée de Steve Jobs, il a noté « ne pas se contenter du bon ou du très bon, mais seulement du meilleur ». Et la leçon « qu’il n’y a qu’un certain nombre de choses qu’on peut bien faire, et qu’il faut écarter le reste ».

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