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Plus de 30 ans après son instauration : L’état d’urgence levé en Égypte

Plus de 30 ans après son instauration : L’état d’urgence levé en Égypte
Dernière mise à jour le 31/05/2012 à 13:54

L’état d’urgence imposé en 1981 en Égypte et qui expirait jeudi, a pris fin, a annoncé l’armée, au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak en février 2011. La levée de cette loi était réclamée avec insistance par l’opposition et les défenseurs des droits de l’Homme, qui l’accusent de porter atteinte aux libertés, puisqu’elle permet des restrictions aux libertés publiques. Elle donne des pouvoirs élargis à la police en matière d’arrestation et de détention, et permet le renvoi devant des tribunaux d’exception.

L’armée “continuera à assumer la responsabilité nationale de protéger la sécurité de la nation et des citoyens en cette période importante de l’Histoire de notre nation et ce jusqu’à la remise du pouvoir (à un président civil, ndlr) (…), compte tenu de la fin de l’état d’urgence et conformément à la déclaration constitutionnelle et à la loi.”

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) dans un communiqué.

Cette loi d’exception avait été imposée après l’assassinat du président Anouar al-Sadate en 1981 par des islamistes, et avait été depuis reconduite sans discontinuer, pour la dernière fois en 2010 pour deux ans, c’est-à-dire jusqu’au 31 mai 2012.

En janvier dernier, pour commémorer l’anniversaire du début de la “révolution”, le chef du pouvoir militaire, le maréchal Hussein Tantaoui, avait annoncé une levée partielle de la loi, pour qu’elle ne soit applicable qu’aux “voyous”. Une nouvelle alors accueillie avec réserve par les ONG de défense des droits de l’Homme, pour qui la décision laissait encore place aux abus.

Aux termes de la déclaration constitutionnelle approuvée en mars 2011 par référendum, -la Constitution ayant été suspendue après la chute de M. Moubarak-, l’armée est responsable de la protection du pays et le Parlement peut voter l’état d’urgence à la demande de l’exécutif, mais sa durée est limitée à six mois et il ne peut être ensuite renouvelé que par référendum.

D’après Essam el-Eriane, le vice-président du Parti de la Liberté et de la Justice (Frères musulmans) qui domine le Parlement, le communiqué de l’armée signifie qu’elle ne demandera pas la prorogation de l’état d’urgence.

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