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Sur la Tamise et les quais, marins et campeurs se préparent à fêter la reine

Sur la Tamise et les quais, marins et campeurs se préparent à fêter la reine
Dernière mise à jour le 02/06/2012 à 20:54

Sur les péniches amarrées le long de la Tamise, l’heure est déjà à la distribution de bouteilles de champagne entre les participants à la parade nautique, point fort dimanche du jubilé de la reine. Et sur les quais, des familles plantent des tentes pour être aux premières loges.

A bord du « Morpheus », on s’active samedi matin après une nuit pluvieuse passée au pied des tours en verre de Canary Wharf, le nouveau quartier d’affaires de Londres. Perry Montague-Mason, 55 ans, et sa fille de 10 ans, armés d’éponges, astiquent leur péniche bleu marine.

« Je suis très contente parce que je vais passer à la télévision et voir la reine », lance Jemima, gilet de sauvetage par-dessus son coupe-vent. « Mes copines sont jalouses », ajoute-t-elle, toute fière.

« Si la reine n’aime pas mon bateau, j’en serais malade jusqu’à la fin de mes jours », assure son père, qui a fait peindre pour l’occasion sur sa péniche l’emblème de la parade nautique, une couronne bleue qui fend les vagues.

Dimanche, le « Morpheus » et 999 autres embarcations – des gondoles vénitiennes, kayaks, barges … – descendront la Tamise. Un cortège de 11 km auquel participera Elizabeth II, qui fête ses 60 ans de règne.

« C’est notre manière de dire merci à la reine pour ce qu’elle a fait ces 60 dernières années et de rendre hommage aux trucs dingues que les Anglais peuvent faire », résume Simon Judge, les mains pleines de cambouis après avoir vérifié son moteur.

Somptueux trois-mâts

L’exercice s’annonce périlleux. « S’il vente, ce sera délicat de contrôler les bateaux. Les péniches sont conçues pour naviguer sur des canaux, pas sur des fleuves », explique le quinquagénaire en combinaison imperméable. « Je suis un peu nerveux. Mais si tout se passe bien, ce sera fantastique. »

Le propriétaire d’une péniche sort le bout de son nez en peignoir de bain. Un autre revient avec un journal qui fait sa Une sur la reine, évidemment. Deux femmes distribuent dans la bonne humeur, malgré l’humidité, des bouteilles de champagne.

A bord du somptueux trois-mâts « Tenacious », qui navigue à travers le monde avec des équipages incluant des personnes invalides, l’ambiance est plus studieuse. C’est l’heure du briefing sécurité.

« On ne peut pas passer sous les ponts de faible hauteur. Donc on sera stationné à Tower Bridge », explique le capitaine Simon Catterson. « Nous serons à côté de sa majesté quand elle débarquera », se réjouit-il. Vers 17H15 (16H15 GMT) dimanche, la sirène du « Tenacious » retentira, en hommage à la reine.

Sur les quais, les curieux prennent des photos, comme les Smith venus spécialement de Sheffield, à 250 km au nord de Londres.

« être au premier rang »

« Je me souviens du couronnement » d’Elizabeth II, « j’avais sept ans et je l’ai vu à la télévision en noir et blanc. La reine a été présente toute ma vie. J’ai du respect et de l’affection pour elle », dit M.Smith.

Sur les quais, les curieux prennent des photos, comme les Smith venus spécialement de Sheffield, à 250 km au nord de Londres.

La famille Palmer-Craig, elle, a déjà monté sa tente sur la rive nord de la Tamise, près du pont de Waterloo, où leur petite de 7 ans se pavane avec sa perruque et ses baskets aux couleurs de l’Union Jack.

« On a bien vu l’an dernier avec le mariage » de Kate et William « qu’il y a un monde fou (pour ces événements). On a besoin d’être au tout premier rang pour voir », explique en experte Kelley Craig, 41 ans, un bull terrier sur ses genoux.

La petite famille voit en tout cas déjà la reine : elle a élu domicile face à une photo géante de la famille royale placardée sur la façade d’un ancien hôtel.

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