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Echanges extérieurs : Creusement du déficit commercial

Echanges extérieurs : Creusement du déficit commercial: jusqu’à quand ?
Dernière mise à jour le 06/06/2012 à 14:42

A fin 2011, la balance commerciale a accusé un déficit de 185,7 milliards de DH. Ce record était prévu puisque cet indicateur n’a cessé de s’aggraver d’un mois à l’autre tout au long de l’année écoulée, pour se solder par un pic de près de 23% du PIB. De fait, au terme de 2011, les exportations ne couvraient que 47,7% des importations, contre 50,20% en 2010.

D’après les estimations du Haut Commissariat au Plan (HCP) sur la situation économique du pays en 2012, la balance commerciale continuera de dégager un important déficit par rapport aux deux années précédentes. La balance des échanges extérieurs, quand à elle, continuerait de dégager un déficit en forte dégradation, passant de 10,7% du PIB en 2010 à 14,1% en 2011 et à 16,3% en 2012.

Comment est-on arrivé à cet état critique ?

La balance commerciale a toujours présenté un déficit structurel durant toute l’histoire du commerce extérieur du Maroc. Toutefois, ce déficit ne cesse de s’aggraver surtout depuis 2003 et ce, en raison de divers facteurs structurels, conjoncturels tant au niveau interne qu’externe, qui sont résumés comme suit:

La flambée des cours mondiaux du pétrole en 2008 (132 $/baril en juillet 2008) et en 2011 (115 $/baril en mai 2011) a fortement impacté le commerce mondial, ce qui a énormément pesé sur la situation de la balance commerciale du Maroc.

Avec une dépendance énergétique de près de 95%, et une consommation énergétique qui est passée de près de 0,36 TEP/hab en 2002 à près de 0,51 TEP/hab en 2010, le déficit de la balance énergétique contribue dans une large mesure à l’aggravation du déficit commercial, et constitue près de 44% du déficit commercial en 2011 contre seulement 26% en 1998. D’ailleurs, le déficit commercial hors énergie n’est en moyenne que de 54 milliards de dirhams sur la période 1998-2011.

Il en est de même de la balance alimentaire qui a subi les effets de la surchauffe des cours mondiaux impactant les importations, en passant d’une situation excédentaire entre 1998 (3 milliards de dirhams) et 2006 (6 milliards de dirhams) à une situation déficitaire à partir de 2007 (3 milliards de dirhams), soit près de 2% du déficit de la balance commerciale.

Le développement de notre offre exportable s’impose

L’atténuation du déficit commercial ne peut se faire qu’à travers le développement d’une offre abondante et compétitive permettant non seulement de satisfaire les besoins du marché domestique et par conséquent freiner les importations, mais aussi de stimuler les ventes sur les marchés étrangers traditionnels et se positionner sur de nouveaux débouchés à fort potentiel. Ainsi, l’un des problèmes devant occuper une place cruciale dans la stimulation  d’une offre exportable à valeur ajoutée élevée est celui de la compétitivité des produits marocains.

Cette dernière est un élément qui ne peut s’acquérir que via une optimisation des coûts des facteurs de production et par la formation d’une main-d’œuvre hautement qualifiée. Dans le but d’atténuer presque la moitié du déficit commercial courant, les efforts devront se concentrer sur la mobilisation d’une offre exportable supplémentaire compétitive et d’adapter l’offre existante aux exigences des marchés.

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