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Haut commissariat au Plan : La croissance divisée par deux en 2012 à 2,4%

Haut commissariat au Plan : La croissance divisée par deux en 2012 à 2,4%
Dernière mise à jour le 07/06/2012 à 12:03

S’exprimant lors d’une conférence de presse destinée à présenter “La situation économique en 2012 et ses perspectives pour 2013”, M. Lahlimi a expliqué que ce recul est attribué aux conditions climatiques défavorables enregistrées cette année en comparaison avec 2011, impactant négativement les résultats de la campagne agricole au niveau de la production des cultures céréalières.

La valeur ajoutée agricole baisserait de 9,3%

Le Haut commissaire au Plan a noté que la valeur ajoutée du secteur primaire serait en baisse de 9,3%, en raison du recul de la production des cultures céréalières de 42,8% par rapport à son niveau de 2011. Néanmoins, a-t-il poursuivi, les activités des autres cultures et de l’élevage devraient connaitre un redressement, notamment avec l’amélioration des conditions climatiques à partir d’avril 2012.

Les activités non agricoles, quant à elles, devraient dégager une croissance de 4,3%, rythme inférieur aux 5% de 2011, a estimé M. Lahlimi, faisant remarquer que d’une façon générale, le rythme d’évolution de ces activités est resté relativement soutenu après avoir subi les effets de la crise économique internationale en 2008 et 2009.

Les activités secondaires connaîtraient une légère amélioration

Evoquant les activités du secteur secondaire (mines, énergie, industries de transformation et bâtiment et travaux publics (BTP), le Haut Commissaire au Plan a indiqué qu’elles s’accroitraient de 4,4% au lieu de 4% en 2011. Le dynamisme des activités du BTP et de celles des phosphates et dérivées, en particulier, explique cette tendance haussière de la valeur ajoutée du secteur secondaire, a précisé M. Lahlimi.

Pour ce qui est du secteur tertiaire, M. Lahlimi a fait savoir qu’il dégagerait une valeur ajoutée en ralentissement, de 4,2% contre 6% en 2011.

Selon lui, l’année 2012 reste marquée également, par la poursuite du ralentissement de la croissance de la demande mondiale adressée au Maroc de 7,8% en 2010, à 5,8% en 2011, et à 2% prévus pour 2012, des recettes du tourisme international de 6,8% à 4,3% et à 2% et des transferts des MRE de 8,3% à 7,3% et à 4% respectivement.

La demande intérieure continuerait de porter la croissance

M. Lahlimi a noté que la demande intérieure continuerait de porter la croissance nationale. Il a, à cet effet, expliqué que sa contribution à l’augmentation du PIB serait de 3,5 points de croissance et que la demande extérieure, qui avait contribué positivement à la croissance économique en 2010, présenterait en revanche une contribution négative, de l’ordre de 1,1 point en 2012 après avoir été de 1,5 point en 2011.

Et d’ajouter que le dynamisme de la demande intérieure proviendrait principalement de la consommation des administrations publiques et de la formation brute de capital fixe (FBCF), estimant que la consommation des administrations publiques avec une hausse de 12,5% en volume, devrait assurer 2,3 points à la croissance économique en 2012 au lieu de 0,8 point l’année précédente, sous l’effet de la hausse des dépenses de fonctionnement de 11,7%.

La FBCF, de son côté, devrait consolider sa reprise entamée en 2011, avec une croissance de 5,2% en volume au lieu de 2,5% en 2011 et sa contribution à la croissance atteindrait 1,6 point au lieu de 0,8 point en 2011.

Au plan des échanges extérieurs, les exportations de biens et services connaitrait une amélioration de leur croissance qui serait de 4,5% en volume en 2012 au lieu de 2,1% en 2011, alors que la hausse des importations serait plus élevée, de l’ordre de 5,7% après 5% en 2011.

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