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Législatives : succès à confirmer pour le PS, UMP et FN définissent leurs positions

Législatives: succès à confirmer pour le PS, UMP et FN définissent leurs positions
Dernière mise à jour le 11/06/2012 à 7:51

Les socialistes espèrent bien confirmer leur succès électoral au deuxième tour des législatives, ambitionnant une majorité absolue à l’Assemblée, tandis qu’à droite l’UMP et le FN vont définir lundi leurs positions en prévision du scrutin de dimanche prochain.

La nette avancée des socialistes au soir du premier tour ne doit cependant occulter le fait que la participation a été très médiocre dimanche, avec un taux de 57,23% selon le ministère de l’Intérieur, plus de trois points inférieur à celui des législatives de 2007.

Ce manque d’appétence électorale tranche avec la présidentielle où le taux de participation pour le deuxième tour à dépassé 80%.

Alors que le Front national sera présent dimanche prochain dans une soixantaine de circonscriptions, le bureaux politique de l’UMP, contraint de se positionner par rapport au parti d’extrême droite en vue du second tour, doit se réunir dans l’après-midi.

Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a répété dès dimanche soir que « partout où nos candidats peuvent se maintenir, ils se maintiendront bien sûr », rejetant toute « alliance » avec le Front national. Mais la position passe mal au niveau local, ce qui ne va pas sans provoquer des tensions au sein de l’ex-parti majoritaire.

Jean-François Copé, qui donnera une conférence de presse après le bureau politique, a répété d’autre part ce qui a été son leitmotiv pendant la campagne électorale, à savoir que les Français ne devaient pas mettre « tous les oeufs dans le même panier », autrement dit permettre aux socialistes et ses alliés de disposer de la plupart des leviers de pouvoir, au niveau national, régional et local.

« distorsion » à l’UMP

Au Front national, on fourbit ses armes aussi en prévision du deuxième tour. Sa présidente, Marine Le Pen, a toujours déclaré que ses candidats se maintiendraient au second tour mais qu’elle pourrait « très exceptionnellement » soutenir des candidats UMP, voire PS, dans les circonscriptions où le FN est absent.

Manifestement soucieux de contourner l’état-major de l’UMP et de s’adresser directement à son électorat, le porte-parole du FN pour les législatives, Florian Philippot, s’est félicité lundi matin que les électeurs UMP montrent des « signes d’intérêt » (…) pour les idées patriotes que nous portons ».

« J’espère qu’il y aura une distorsion moins forte que d’habitude entre l’UMP et sa base », a-t-il insisté sur i-Télé, dénonçant « un état-major » de l’UMP « déconnecté, +boboïsé+ ».

Selon les résultats définitifs publiés par le ministère de l’Intérieur, l’ensemble de la gauche (PS, EELV et Front de gauche) totalise pour le premier tour 46,77% des voix, contre 34,07% des voix pour la droite (UMP et alliés) et 13,6% pour le Front national.

Selon les projections en sièges réalisées par les instituts de sondages, le PS et ses alliés (PRG, MRC et divers gauche) recueilleraient de 283 à 329 sièges. Le PS et ses proches alliés pourraient ainsi ne pas dépendre d’EELV et surtout du Front de gauche pour obtenir la majorité absolue (289).

L’UMP et ses alliés (Nouveau centre, Parti radical, divers droite) obtiendraient entre 210 et 263 sièges, le Front national et le MoDem chacun de 0 à 3 sièges.

Chez les socialistes, l’ambition reste la même depuis le début de la campagne électorale, celle de disposer d’une majorité aussi large que possible, après l’élection de François Hollande, pour pouvoir gouverner.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a appelé les électeurs à « donner une majorité au président de la République qui soit large, solide et cohérente ». « Sans majorité, aucune loi ne pourra être votée », a-t-il ajouté, en soulignant que « le changement vient de commencer, il doit s’engager dans la durée ».

Le PS est néanmoins confronté aussi à plusieurs candidats dissidents qui ont maintenu leur candidature au deuxième tour, rendant d’autant plus délicat un succès de leur candidat dimanche prochain. Le cas le plus emblématique est celui de la 1ère circonscription de Charente-Maritime, où Ségolène Royal, qui brigue la présidence de l’Assemblée nationale, va se retrouver dans un duel fratricide avec un dissident socialiste, Olivier Falorni. Mme Royal a obtenu 32,03% des suffrages contre 28,91% à son challenger.

« Un soutien mesuré » pour François Hollande : les résultats du premier tour des législatives sont ainsi résumés dans la presse de lundi, qui note une absence de « vague rose » et surtout une démobilisation record des électeurs.

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