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Election d’une commission constituante en Egypte

Election d’une commission constituante en Egypte
Dernière mise à jour le 12/06/2012 à 20:46

Une commission chargée de rédiger la nouvelle Constitution a été élue mardi lors d’une réunion commune du Parlement et du Sénat égyptiens, qui ont désigné ses 100 membres, selon un photographe de l’AFP sur place.

La liste n’ayant pas été rendue publique, il n’était pas possible dans l’immédiat de connaître la composition de la commission.

Cependant, cinquante-sept députés, appartenant à des partis libéraux et de gauche mais aussi des indépendants, se sont retirés de la réunion dans l’après-midi pour protester contre les projets des islamistes visant, selon eux, à obtenir une majorité décisive au sein de la commission.

Dans un communiqué, le parti de la Justice et la Liberté (PJL) issu des Frères musulmans a parlé d’un « jour historique ».

Cette commission, pour laquelle 1.300 candidats étaient en lice, a été élue à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle, qui opposera les 16 et 17 juin le dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmad Chafiq, au candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi.

La mise en place de cette instance est intervenue près de trois mois après la décision de la justice de suspendre une première commission, formée fin mars et dominée par les islamistes.

La décision du tribunal administratif du Caire faisait suite à un recours déposé auprès de la justice administrative par des juristes et des partis politiques libéraux accusant le Parlement d’avoir abusé de ses prérogatives en formant cette commission.

Les partis libéraux et de gauche s’étaient retirés de cette commission, estimant que leur présence ne faisait que servir de caution aux islamistes pour la rédaction d’une loi fondamentale reflétant leurs options politico-religieuses.

La prestigieuse institution islamique sunnite d’Al-Azhar et l’église copte orthodoxe d’Egypte l’avaient aussi boycottée.

Les islamistes estimaient alors que cette commission devait refléter la composition d’un Parlement élu au suffrage universel, où les Frères musulmans ont près de la moitié des sièges et les salafistes près d’un quart.

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